ruina imperii

chou-fleur • célestine
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Dim 19 Mar - 10:22
le garçon se plante en plein milieu de la zone. la logique voudrait qu'il soit déjà dans un supermarché à chercher les plats les plus faciles à préparer. alors pourquoi ? il ne s'est jamais embêté avec ça auparavant. comme il est incapable de faire plus compliqué qu'un steak ou un œuf sur le plat, il n'a pas d'autres choix que de choisir des produits à cuisson facile en majeure partie. pourquoi est-ce qu'il changerait maintenant ? ce n'est pas comme s'il allait pouvoir cuisiner pour sa partenaire dorénavant, son niveau n'a pas changé d'un pouce depuis toutes ces années. et pourtant. il n'a pas envie de faire mauvaise impression en ramenant que de la nourriture instantanée à la maison, ça donnerait une raison à l'initiator de se plaindre et isaac ne veut pas d'une mauvaise ambiance dans son dernier bastion.

donc il avise. il connait assez bien la zone étant donné qu'il vient faire ses courses régulièrement. comme tout le monde. il y a un tas de grands magasins et de petits supermarchés, de restaurants, de souterrains et autres singularités architecturales qui font toute la complexité des lieux. mais ce n'est pas un endroit compliqué qu'il cherche, juste une supérette où il pourra trouver des légumes et des aliments sains. ce n'est pas comme si elles avaient disparues. donc le garçon marche, il marche, il continue de marcher et passe devant ses lieux de rendez-vous quotidiens. il pourrait y entrer ? mauvaise idée. isaac a l'habitude de discuter avec ses commerçants et caissiers favoris et il n'a pas envie qu'on remette en question ses usages par la force de ses achats. ils pourraient se méprendre sur la situation. il préfère choisir un supermarché adjacent à la place, un bâtiment moyen où il n'est allé qu'une ou deux fois à cause de l'ambiance pour le moins singulière.

il espère que cette fois ça sera calme. le garçon passe la porte coulissante et se dirige vers les rayons. pas de bruit pour le moment, rien d'anormal. il n'a plus qu'à chercher des choses à se mettre sous la dent. il pourrait envoyer un message à sa partenaire pour savoir ce qu'elle aime ? mais un instant. ce n'est pas une décision à prendre à la légère. il doit réfléchir.

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Lun 20 Mar - 4:52
Célestine le suivait depuis un moment. Sans mot dire, la jeune femme se cachait derrière les étalages et observait sa cible d'un peu plus loin qu'une personne normale ne l'aurait fait. Encapuchonnée dans une grosse veste qu'elle avait emprunté – la bonne blague, il ne la reverrait jamais ! – à son colocataire, elle tâchait de passer incognito. Elle ne voulait pas lui faire peur. Puis, elle ne connaissait pas ce type. Du moins pas encore. Bien consciente de ce qui pouvait lui tomber sur la tête à tout instant, la demoiselle avait décidé qu'il était plus que temps de rencontrer l'auteur de ses livres préférés, qui lui permettait de s'évader parfois. Mais il s’avérait que c'était un jeune homme banal, et à priori sans histoire. Un peu déçue, elle n'avait osé l'aborder, prise d'une émotion qu'elle avait rarement vécu : la timidité. Elle se sentait intimidé par cet homme, car après tout, il avait tout de même écrit des choses que plusieurs personnes avait lu. Et rien que pour ça, elle ne pouvait pas se fier aux apparences.

Il lui sembla étrange qu'il entre dans ce supermarché précisément. D'habitude les gens se connaissaient un minimum entre eux, mais personne n'avait eu l'air de vouloir lui adresser la parole. Etait-il désagréable, méchant ? Peu importait ! Elle trouverait bien. Enfin ça, c'est ce qu'elle se disait jusqu'à ce qu'il reçoive un bentô en plein dans la tronche. Choquée, l'Initiator mis une bonne seconde à réagir, tournant la tête. Des gens semblaient se battre pour récupérer des bentôs, et son auteur avait été la victime d'un accident terrible. Les cris qu'ils poussaient ainsi que les discours ridicules la poussèrent à se demander comment les gens qui travaillaient ici pouvait laisser passer cela, mais à sa grande surprise, ils encourageaient. Trois ou quatre employés encourageaient leur petit champion dans la récupération de bentô, leur conseillant lequel était le meilleur.

Tout ceci semblait carrément venir d'un autre univers, mais elle n'avait pas le temps de s'en préoccuper. Il était l'heure d'aborder son auteur. Et elle irait droit au but. Elle se précipita vers le garçon, enlevant sa capuche avant de lui demander :

« Ça va aller ? J'ai vu que vous avez reçu un bentô dans la figure... Elle le dévisage de haut en bas. Je m'appelle Célestine. Elle s'empresse de sortir un bouquin. Signez-le. »

Oui, Célestine ne faisait pas dans la finesse. Et la phrase suivante risquait de le choquer encore plus.

« Je vous ai suivi rien que pour ça depuis des heures. Je n'hésiterais pas à user de la force pour obtenir votre autographe. »

Célestine n'avait pas de temps à perdre, après tout. Et puis surtout, elle se sentait d'humeur taquine.
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Lun 20 Mar - 16:00
pas de temps à perdre. il est bientôt midi et il a un chapitre à terminer avant la fin de la journée. il n'a pas trop le droit de tergiverser une heure dans le supermarché, d'autant plus pour payer des ingrédients qu'il ne sera même pas capable de préparer. le garçon se décide à envoyer un message à sa partenaire en faisant bien attention à détailler sa demande de façon plus ou moins courtoise. ou plutôt, il répond sans pincettes à sa complainte de bourgeoise oisive. certes ils n'ont pas eu l'occasion de se séparer les tâches ménagères lors de leur première rencontre, mais maintenant qu'elle est bien installée il n'y a plus aucune raison qu'elle ne donne pas du sien. isaac tape donc son texte. un long texte. il préfère les conversations téléphoniques, il a l'impression qu'en écrivant il ne sera pas capable d'être assez clair avec sa colocataire, mais tant pis.

eurydice lui répond. pas très satisfaisant sachant qu'elle a totalement esquivé sa requête, alors qu'en revanche elle se permet de lui imposer la pitance de son chat. soit ? ça ne le dérange pas tellement, il sait très bien comment s'y prendre pour mater ceux qui refusent de travailler. il s'est déjà occupé de recrues. il s'est déjà occupé d'une enfant. il saura s'occuper d'une princesse. néanmoins, il peut bien s'épargner et lui épargner une bagarre cet après-midi en lui intimant de faire son boulot. isaac se remet à taper. sauf qu'il n'a pas le temps de terminer son message qu'une grosse boîte lui percute le visage en plein nez. le garçon a un mouvement de recul, il perd l'équilibre et tombe sur les fesses avec une mine qui mêle incompréhension et étonnement. il n'a pas le temps de s'indigner qu'un gars lui passe à côté, récupère le panier-repas et lui lance de brèves excuses à la figure avant de filer jusqu'aux caisses.

pourquoi ? il n'avait pas l'intention d'être mêlé à ça lui ! pire encore, une gamine l'approche sans détour pour lui demander un autographe. il s'attendait à une bataille, mais pas à une attaque d'une fan dans ce supermarché. il se relève l'air de rien et fixe la jeune fille. leurs regards se croisent. il aurait pu laisser passer ça, il aurait pu aller au rayon chat ou même changer d'endroit ? hors de question. d'accord, ces bentôs ont la particularité d'être moitié-prix et bien emballés, mais ce n'est pas tout. ils sont aussi délicieux et en édition limitée au rythme de trois jours par semaine. c'est un véritable chef attitré qui les prépare chaque semaine pour le bonheur des clients. une occasion à ne pas rater. il s'adresse à l'inconnue «peut-être, mais pas tout de suite. il me faut quatre de ces boîtes pour les deux jours à venir» puis plisse les yeux «si tu viens m'aider, je songerai à te donner ce que tu veux. je vise les bentôs au saumon fumé et au poulet teriyaki». et sur ces mots, il s'élance dans la mêlée avec un côté épique qui ne sied absolument pas à la situation.
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Mer 29 Mar - 21:23
Célestine haussa un sourcil. C'était bizarre, comme demande. Elle haussa les épaules et se dirigea d'un air indifférent vers les boîtes, là où la bataille faisait rage. Elle se contenta d'observer un moment, regardant juste les étiquettes. … Ça devait pas être si dur que ça d'attraper une boîte... Dubitative, elle observa l'écrivain se jeter à corps perdu dans l'affrontement, et décida pour l'instant de les laisser se battre entre eux. Elle profitait du fait que leur attention était occupée ailleurs pour aller chercher ce qui l'intéressait. Tiens, elle allait prendre celui là au passage, il avait l'air bon. Célestine se fichait complètement des adversaires autour d'elle, préférant sagement attendre un moment d'inattention pour s'emparer de leur précieux biens. Ce ne fut que lorsqu'elle eut subtilisé deux boîtes que le reste des candidats commença à s'intéresser à elle. Et rapidement, elle comprit qu'elle avait plutôt intérêt à déguerpir. Bien accrochée à ses trois boîtes – elle n'allait pas lâcher celle au bœuf – elle s'élança dans le reste des rayons pour semer ses poursuivants. Et ils étaient persistants. Bon sang, mais il se prenait pour des Gastrea ou quoi ? Elle n'allait quand même pas utiliser ses capacités pour si peu ?! Agacée, la jeune femme décida de passer aux choses sérieuses : elle attrapa une boîte de conserve aux petits pois et la balança dans un tir précis dans les jambes de son adversaire, qui se rétama au sol.

Biiiiien. Ça, c'était fait. Considérant que faire la moitié du job était suffisant pour un tout petit autographe dont elle commençait déjà à douter de la valeur, elle attendit son auteur préféré avec une certaine impatience. Lorsqu'il parvint enfin à ses yeux, elle lui tendit les deux boîtes au saumon et au poulet, l'invitant à le suivre vers la caisse.
Elle avait très envie de manger ce bentô au bœuf, maintenant. Sur le chemin de la caisse, elle insista auprès de son camarade :

« Est-ce que je peux l'avoir maintenant, ou il faut que je vous tienne la main pour le faire ? »

La jeune femme n'en démordrait pas. Elle le voulait. Elle l'aurait. C'était aussi simple que ça.
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Jeu 30 Mar - 23:24
il frappe. il frappe comme il n'a jamais frappé. de ses poings émanent ce puissant désir sauvage de saisir l'objet de ses désirs. a t-il seulement déjà éprouvé tant de passion lors d'une mission ? peu de chances. et c'est grâce à cette ferveur qu'il parvient à s'emparer de ses deux boîtes, laissant ses adversaires agonisant au sol. de son côté, sa camarade d'un jour semble s'être occupée avec brio de sa besogne. parfait ! il n'a même pas réfléchi quand il a décidé de faire confiance à l'inconnue, mais il savait pertinemment que dans un moment comme celui-ci, le destin tendrait à le gratifier d'une personne de valeur. ils font route jusqu'à la caisse, la jeune femme réitère sa question. il répond le regard vif «dès que nous aurons quitté le magasin et que les repas seront en sûreté» car n'ayant qu'une connaissance limitée des rixes du palais de la violence, il se doit de faire preuve d'une méticulosité maladive. pas question d'être pris au dépourvu. ils paient, rien ne se passe. ils sortent, rien ne se passe. il se prépare alors à se tourner vers la rousse, la tension redescendant progressivement.

mais ce n'était pas terminé. le vent souffle, il soulève la cape, ou plutôt le manteau d'un homme à la chevelure d'ébène. une tignasse longue et bien entretenue, des traits de bel homme digne des plus grandes épopées. on pourrait croire qu'il sort tout droit d'un conte. ou plutôt, isaac lui trouve un côté irréel qui lui arrache d'ailleurs un sourire. dans un contexte médiéval, il aurait peut-être fais fureur, mais ils sont à empyrean et ce genre d'accoutrement ne fait pas bon ménage avec les mœurs. l'homme s'approche sans un mot et le garçon reste sur ses gardes. l'inconnu décide toutefois de retourner à sa place après une rapide ronde autour du duo, il est rejoint par une bande de civils qui donnent incontestablement l'air d'appartenir au même clan. isaac se tourne vers l'inconnue, un peu plus rassurante malgré tout «tu les connais ?» mais n'a pas le temps de recevoir une réponse que le héros des temps modernes se met à parler. «non, probablement pas. vous n'êtes pas d'ici, vous deux. sinon nous ne serions pas là. vous vous êtes jetés à corps perdu dans la bataille, tels de vraies mangoustes fondant sur leur proie. et vous avez vaincu ! n'est-ce pas la l'essence-même de la beauté ? une bataille gagnée par des preux, la sueur perlant au bout du front et de vos poings. vous vous êtes sentis.. VIVANTS. n'est-ce pas ?» il écarte les bras.

«euh, n-..» il l'interrompt. «BIEN SÛR QUE SI !» isaac est bouche-bée. il ne sait pas tellement quoi répondre. et tant mieux, car le gars enchaîne «nous devons parler, cependant. nous avons des règles, et maintenant que vous vous êtes battus tels des mangoustes affamées, vous avez des responsabilités. suivez-moi, notre chef va vous expliquer tout ce dont vous aurez besoin. et avant même que vous souhaitiez refuser, car je connais bien ce regard de défi, sachez que j'ai moi-même des arguments de taille pour vous contredire» il montre les deux téléphones portables des malheureuses victimes. «ne cherchez pas comment, on m'appelle l'enchanteur parmi les mangoustes. mais cela, vous le comprendrez en détail pendant notre briefing. et n'ayez crainte, vous pourrez vous remplir le ventre dans notre repère, nous avons des micro-ondes. à chaleur tournante» il dévoile un grand sourire et mystérieux et fait voler sa cape. visiblement, il faut le suivre.

le garçon jette un regard à la rousse. est-ce qu'ils ont vraiment le choix ?
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