ruina imperii

Please don't get me wrong | Feat. Deslan
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Lun 27 Mar - 4:55
Oku
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Please don't get me wrong
La journée était grise. Les nuages cotonneux et épais avaient induis en erreur tes yeux brouillés par la fatigue. Ton corps engourdi avec tes cheveux mélangés, c’était sur le parquet froid du haut d’une demeure abandonné que tu t’étais réveillée. Tu avais parcouru les abords de la ville une partie de la nuit à la recherche de breloques usées, te camouflant au passage des quelques patrouilles traversant le dit territoire. La collecte n’avait pas été des plus abondantes. Quelques clés, une bouteille en verre et un minuscule chandelier scintillant étaient les seuls trésors que tu avais dénichés.

Difficilement, tu te lèves du divan inconfortable avant de jeter un coup d’œil à la fenêtre sale de la pièce. Tu boudes en constatant qu’il pleut. Tu te situais relativement assez loin de chez ta sœur Marlène et il te faudrait marcher longtemps pour t’y rendre. L’idée d’avoir les pieds trempés ne t’enchantait guère. Tu t’éloignes du bord de la fenêtre, te dénudes, revêtis des vêtements plus chauds, apposes sur ta chevelure blanchâtre ta longue cape grise imperméable et ton sac sur tes épaules, puis, encore légèrement endormi, tu descends bruyamment les escaliers de l’échoppe pour traverser la porte autrefois condamnée.

La pluie glisse sournoisement sur tes vêtements ternes et tu constates alors que tu traverses un coin de rue que le quartier dans lequel tu te trouves est anormalement tranquillement. C’est lorsque tu tombes sur une horloge publique que tu te rends compte qu’il est cinq heures du soir. Tu es choquée de voir que tu as dormi plus de dix heures. Cela ne t’arrivait pas souvent. Tu grommelles en maudissant la température avant de serpenter une petite colline et d’entamer le pas vers le sud d’Empyrean.

Plus tu te diriges proche du secteur huppé de la cité, plus les rues se font de moins en moins vides. Les parapluies se multiplient tout comme la garde de la ville. Lorsque tu te retrouves dans un quartier que tu reconnais, tu optes pour prendre un chemin ondoyant dans les ruelles de la place. Tout à coup, tandis que tu notais sur tes bras l’emplacement de la garde, tu ouïs :

- Disparaît et crève sale déchet!

Le cri te percute alors que tu jonchais une rue commerciale. Tu t’arrêtes, cachée derrière un mur de brique, et observes la scène épouvantable qui se déroule à une dizaine de mètres de toi. Un homme plus âgé tire de ses mains musclés une jeune rouquine, ou plutôt une maudite. Il lui hurle après telle une bête folle. Tu n’es pas la seule à observer la scène. La fillette verse des larmes, la main tenant fermement un sac de plastique et tente de se justifier. Ces mots abreuvent la colère du propriétaire du magasin illuminé qui lève sa main pour lui donner une correction. Tu plisses tes yeux, prête à entendre le son violent de la claque avant de remarquer qu’un jeune garçon, pas plus vieux que toi l’arrête.

Tes yeux s’illuminent.

Le jeune homme impassible et s’imposant entre la rousse et le patron argumente avec le patron furax. Tu n’arrives pas à saisir ce qu’ils se disent. Mais tu comprends rapidement que, tandis que le vieil homme quittait la place en tapant du pied, l’inconnu en question avait sauvé la petite. Il lui tapote sur la tête, lui sourit avant à son tour de quitter la place. Et dans une folie passagère, curieuse de voir où un tel héro pouvait bien aller, tu te mets à le suivre.

Il prend une direction contraire à celle que tu connais. Tu te dissimules parmi la légère foule, faisant bien attention à ne pas te faire remarquer. Pas une seule fois il ne se retourne. Une petite voix à l’intérieur de toi te dis que ce n’est pas normal. Malgré tout, aveuglée, tu continues de le suivre. Il tourne pour se dissimuler dans une rue plus étroite. Ralentis par quelques passants, tu te mets à courir dans sa direction. Tu sprintes le plus vite que tu peux tandis que l’ombre de sa silhouette s’évapore. Tu ne remarques pas que tu t’enfonces dangereusement dans une partie de la ville que tu ne connais pas du tout et bientôt, alors que tu reprends ton souffle, tu constates que tu te retrouves dans un cul de sac.

Et il n’est pas là. Il a miraculeusement disparu.

Ton cœur se met à battre à une vitesse folle. Tu te rendis compte que tu étais perdue dans ce racoin sombre.

Tu entends des pas à tes arrières....
ft. Listorfald
Deslan
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Mar 28 Mar - 10:07

With Sky L. Oku
Les jours de pluie, ne sont pas, pour la plupart, les jours les plus heureux de leurs vies. Ce n'est pas la même chose pour moi, mais chaque chose a une fin.

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La journée avait été plutôt longue. N’ayant pas encore trouvé de nouveau partenaire, on m’avait, pour aujourd’hui, foutu dans un bureau pour faire un peu de bordel administratif. Comme je haïs ça ! Rien n’est plus chiant que faire ces conneries de rapports… Pff… Je comprendrais jamais le monde administratif…

Quelle ne fut pas ma joie lorsque je pus enfin quitter ce satané bureau. Mais alors que j’aurais pus rentrer tranquillement chez moi, la pluie qui tombait me fit me décider autrement. J’adore la pluie, je ne manquerais, pour rien au monde, de marcher sous la pluie.

Alors que tout le monde sortait son parapluie et râlait à cause du temps, moi, je me promenais tranquillement, savourant chaque goutte de pluie qui entrait en contact avec moi. Ce n’est que de l’eau, mais c’est en même temps tellement agréable.

Perdu dans mes pensées, je sortis mon portable pour voir l’heure qu’il était. Cinq heure ? Déjà ? Eh ben. Ce que le temps passe vite. J’allais sans doute rester encore un petit moment à me balader ainsi sous la pluie avant de rentrer… De toute façon, personne ne m’attendait.

Cette promenade aurait pu très bien ce passer, mais ce fut sans compter sur un petit incident dont je fus l’un des témoins. Un commerçant hurlait sur une jeune fille rousse, sans doute une maudite. « Disparaît et crève sale déchet ! »… Pff… Je me demande vraiment si ça vaut le coup de sauver des gens qui traitent leur protecteur de la sorte.

Même si cette petite ne semblait pas être de la sécurité civile, ce n’était pas une raison pour l’exclure sous prétexte qu’elle est atteinte par le virus. Un peu comme un fantôme, je slalome entre les « spectateurs » de ce triste spectacle. Alors que le patron allait frapper la jeune fille, j’attrapais son bras de ma main gauche tout en m’interposant.

« Ce n’est pas vraiment correct de frapper sa clientèle.
- Ma clientèle ? Je n’accepte pas les maudits dans mon magasin !
- Allons… Du calme…
- Du calme ?! De quel droit… ! »


Je serras un peu son bras avec ma greffe en vanarium, histoire de calmer un peu ses ardeurs.

« Ne me coupez pas la parole je vous prie. Je voulais vous dire qu’il s’agit de ma partenaire… J’avais un peu plus de travail aujourd’hui, je lui ai demandé de passer faire des courses pour ce soir…
- Votre partenaire ?
- Promoter Listorfald… De la sécurité civile... »


Lâchant son bras, il décida de retournant dans son magasin, non sans pester à mon égard j’imagine, mais bon, la petite allait s’en sortir sans trop de casse. M’accroupissant pour me mettre à son niveau, je lui adressa un sourire tout en lui tapotant la tête.

« Ne t’inquiète pas… Je m’occupe de tout… Tu peux partir maintenant…
- M-Merci… Merci monsieur... »


Elle me remercia en pleurant à moitié, normal, vue ce qu’elle venait de traverser. Je la raccompagna jusqu’au coin de la rue où elle put partir de son côté sans risque. La voir ainsi me fit lâcher un soupir… Si je ne le faisais pas pour Elle et tout les maudits, je ne sais pas si j’aurais la volonté nécessaire pour protéger ces gens qui rejettent ceux qui pourrait potentiellement les protéger.

Avec ces événements, j’aurais très bien pus décider de rentrer chez moi, mais je préférais profiter encore un peu de la pluie. Au fur et à mesure que je marchais, j’avais l’impression d’être suivi. Sans me retourner, j’essaye de voir si je le suis réellement en jetant de rapide coup d’œil dans tout ce qui pourrait me permettre voir derrière moi. Fenêtre, vitrine, tout… Mais difficile de définir qui me suis, si quelqu'un me suit effectivement.

D’un rapide coup d’œil sur les côtés me permet de voir que la ruelle juste à ma droite est vide de monde et plus étroite que la principale. C’était l’endroit parfait pour vérifier si l’on me suivait ou non. D’un air naturel, je tourna dans la ruelle. Dès que j’y fus, je pressais un peu le pas afin de me cacher dans l’obscurité… Pour une fois que mes vêtements sombres me servent de la sorte… Puis j’attends… J’attends de voir si quelqu’un entre dans cette ruelle, et cela ne rate pas.

Aussitôt que j’ai disparu dans les ténèbres que j’aperçois, en me retournant qu’une jeune fille sprinte dans ma direction. C’est elle qui me suit ? Brr… Foutu malaise. Je la vois continuer jusqu’au bout de la ruelle, se retrouvant ainsi dans un cul-de-sac. Bon… Je n’allais la faire attendre plus longtemps.

Sortant des ombres, je commença à m’approcher d’elle par derrière. Les battements de mon cœurs commencent à accélérer… Du calme Deslan… Tout vas bien ce passer…

« Ce n’est pas bien poli de suivre les gens ainsi… Pas bien conseillé non plus… Vous pourriez faire de bien mauvaise rencontre… Je ne compte pas parmi ceux-là… Heureusement pour vous… Pourquoi me suivez-vous ? »

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Jeu 30 Mar - 4:23
Oku
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Plic et ploc.

Les gouttes serrées les unes contre les autres s’affaissent sur tes petites épaules alors que tu regardes le mur de brique à tes avants. La lumière d’un néon de l’autre côté illumine légèrement le bout de ton nez. Hormis cela, c’est la noirceur au pied de la cloison. Tu y cherches une échappatoire, un trou, n’importe quoi qui aurait pu dissimuler un corps. Tu te mords les lèvres dans une rage éphémère, honteuse d’avoir perdu sa trace.

Des pas, glissant le long de l’asphalte trempée, résonnent dans tes oreilles.

- Ce n’est pas bien poli de suivre les gens ainsi… Pas bien conseillé non plus.

Tes yeux s’élargissent et tu hoquètes. Sa voix est tout près de ton oreille. Et puis merde. Ta furtivité ne te rendait pas hommage aujourd’hui. Malgré ta connaissance de l’art de l’espionnage, ton énervement et ta curiosité, ces ennemis dangereux, t’avaient mené dans le piège d’un parfait inconnu qui s’approchait dangereusement de toi.

- Vous pourriez faire de bien mauvaise rencontre.

Tes mains se mettent à trembler nerveusement. Tu le sais bien ce qu’il te mentionne. Tu n’es pas folle non plus. Silencieusement, tu glisses ta main contre ta hanche, agrippant fermement la dague rangée dans ton étui. Tu n’avais jamais eu la nécessité de l’utiliser dans la cité. Cette dague t’avait permis de couper des cordes, d’ouvrir des portes et de gratter les murs du nord de la cité. Tu espérais ne pas voir le liquide brunâtre d’un humain salir la lame centenaire.

- Je ne compte pas parmi ceux-là. Heureusement pour vous – il marque une pause. Pourquoi me suivez-vous?

Tu te retournes brusquement, pointant dans la direction du jeune homme l'arme usée. La raideur dans ton corps est si violente que tu as l’impression que les muscles de tes jambes t’ont abandonné. Ton anxiété trahis ton élan. Ton visage est si rouge que tu aurais pu dessiner un canevas coloré. Ta main bouge dans tous les sens. Tu observes rapidement les traits de son visage dont la peau te semble légèrement luisante, mais ce bras étranger au reste de son corps te laisse surprise. Tu déglutis avant de lancer :

- Laissez-moi partir et rien de mal ne vous arrivera!

Vos regards se croisent. Oui bien sûr, avec ta petite taille et lui te dépassant d’une tête, il était certain qu’il allait prendre tes menaces au sérieux. Tes joues sont chaudes et ton ventre couine sous la nervosité. Tes doigts serrant toujours ardument le manche de la petite lame, tu recules tranquillement d’un pas.

- Cette lame est extrêmement tranchante! Je ne vous conseille pas de me voir à l’œuvre avec.

Tu t’enfonces lentement dans l’obscurité sans quitter d’une seconde son regard. Tes oreilles cillent tant tu sens ton coeur battre fort. D’un coup, alors que tes pieds se noient dans une mare d’eau, tu tombes brusquement sur une farandole de boîte mouillées. Le poids de ton sac fracture quelques-unes d’entre elles et, sans omettre de pousser un cri de stupéfaction, la dague entre tes mains s’envole à tes avants, ne manquant sur son passage de marquer légèrement ta joue droite. Elle rebondit assez loin de tes pieds et trop près des siens. Ta frimousse blanchâtre est exposée, tout comme l’entièreté de ton visage. Tu n’arrives pas à te relever. Tes yeux font des allers-retours entre ton arme et l’inconnu à tes avants.

Une petite voix dans ta tête esquissait une longue litanie, demandant à une puissance supérieure de te sauver de cette situation absurde.
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Deslan
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Jeu 30 Mar - 9:25

With Sky L. Oku
Les jours de pluie, ne sont pas, pour la plupart, les jours les plus heureux de leurs vies. Ce n'est pas la même chose pour moi, mais chaque chose a une fin.

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Elle semble surprise de m’entendre dans son dos. Au fur et à mesure que je me rapproche, je crois voir sa main glisser le long de sa hanche. Oh ? Aurait-elle une arme ? Songeait-elle à m’attaquer ? Cela pourrait être intéressant… Enfin… Façon de parler…

Elle se retourna subitement, un petit couteau usé en main. Elle ne semble pas bien à l’aise, serait-ce la première fois qu’elle pointait son arme sur quelqu’un ? Son visage est rouge, sa main se balade de manière incertaine, cela ne faisait plus de doute : Cela devait être la première fois qu’elle menaçait quelqu’un avec une arme.

La jeune fille me hurle de la laisser partir, que rien de mal ne m’arrivera. Si elle ne semblait pas aussi paniquée, cela aurait pu m’arracher un sourire. Ça ce sent qu’elle n’est pas du tout à l’aise, je vois ses doigts agripper un peu plus son arme tandis qu’elle recule lentement. Elle surenchérit pour donner plus de poids à sa précédente réplique. Extrêmement tranchant ? Difficile d’y croire. La voir à l’œuvre avec ? Vu l’état de la jeune femme, je ne veux, en effet, pas la voir à l’œuvre.

J’avance alors à mon tour d’un pas, sans que nos regards ne se quittent. Elle commence à s’engouffrer dans l’obscurité, compte-t-elle me perdre dans les ténèbres afin de prendre la fuite ? C’est une stratégie valide. Elle l’aurait été plus encore si elle n’était pas tombée au sol, fracturant quelques caisses au passage, cela accompagné par un cri stupéfait.

Dans le feu de l’action, son arme s’échappa de l’emprise de ses mains pour atterrir à mes pieds. Je lâche alors un long soupire. Autant le dire, pour le coup cette jeune fille n’avait vraiment pas de chance. La seule chance qu’elle avait pour le moment, c’était d’être tombée sur moi plutôt que quelqu’un de moins bien intentionné.

Attrapant la petite lame usée, je l’observa un peu, jetant de rapide coup d’œil vers la jeune femme de temps à autre. Je m’avança un peu vers elle, laissant quelque pas entre nous. Je rapprocha l’arme de ma greffe et tenta de m’entailler le pouce. Il n’y eut que quelques vagues étincelle.

« Extrêmement tranchant, hein ? Je suis plutôt déçu. »

Une tentative d’humour plus que douteuse, en plus d’être sans doute de très mauvais goût, mais bon, je devais essayer de convaincre la jeune femme que je ne lui voulais aucun mal. M’accroupissant pour me mettre à son niveau, je lui tendis son couteau par le manche.

« Il faudra essayer de trouver plus convaincant la prochaine fois… Vous allez bien ? »

Je ne me sentais pas spécialement à l’aise à être aussi proche d’elle. Me concentrant sur autre chose que sur le fait que je me retrouve ainsi proche d’une femme, j’essayais d’apparaître sûr de moi autant que possible.

Une marque sur sa joue ne passa pas inaperçu, une marque qui semblait récente. Elle s’était blessée en tombant ? Penchant la tête pour mieux voir, cela ressemblait à une petite entaille, rien qui semblait grave, mais mieux fallait s’assurer que cela ne s’infectait pas. N’était pas sûr que son arme était à l’origine de cette égratignure, on n’est jamais trop prudent.

« Vous avez du désinfectant ou quelque chose dans le genre ? »

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Ven 31 Mar - 0:18
Oku
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Depuis que tu étais petite, tu avais toujours eu cette fâcheuse tendance à suivre et à te perdre à l’intérieur d’une horde d’inconnus. Ta mère, malgré tous les efforts qu’elle avait mis à corriger cette vilaine habitude, avait fini par lâcher prise en se rendant compte qu’au final, tu retournais d’une manière ou d’une autre dans sa maison. En échange de cette liberté qu’elle t’octroyait, elle t’avait fait promettre de ne jamais quitter l’enceinte de la cité. Elle croyait fermement que, peu importe les racoins de la ville, un être de la garde serait toujours là pour t’assister dans les moments les moins commodes.

Elle avait eu tort, ta mère, celle qui idéalisait la gentillesse chez autrui. Tu craignais aujourd’hui pour ta misérable vie. L’homme imposant te dérobait de ses petits miroirs avec son visage teinté d’une expression légère de curiosité. Tes jambes se meuvent vivement et tu perds le contrôle de ta respiration lorsque les doigts masculins enrobent le manche terne de la dague. La manque de lumière dissimulant une partie de son visage, il admire ta vulgaire lame avant de s’arrêter à quelques pas de toi. Il y glisse l’ergot rouillé à l’intérieur d’une de ses phalanges. La lame marque un léger supplice sous les minces flammèches résultant de la collision sur le varanium.

- Extrêmement tranchant, hein ? Je suis plutôt déçu.

Il affiche une moue moqueuse, voir quasi démentielle à tes yeux. Ton corps convulse dans l’ombre tandis que tu sens des sueurs danser avec les gouttes de la pluie qui perlent sur ton visage. Il s’accroupit en ta direction et tu fermes les yeux en te recroquevillant du mieux que tu peux. Tu avais si peur que tu sentais ton estomac se retourner dans toutes les directions. Tu souhaitais à tout prix retourner dans les bras de Marlène et de tes neveux et t’emmerder à les écouter parler de leur journée monotone.

- Il faudra essayer de trouver plus convaincant la prochaine fois… Vous allez bien?

Il… Quoi? Tu rouvres lentement tes paupières avant de constater qu’il te présente le manche de ta dague. Tu crois également entrevoir sur ses commissures un léger sourire amical. Ta main se serre contre ta cape grisâtre tandis qu’il observe chacun de tes traits. Il est proche de toi et ton cœur fait un bond lorsqu’il penche légèrement la tête. Il semble s’interroger sur quelque chose.

- Vous avez du désinfectant ou quelque chose dans le genre?

Tes sourcils se froncent. De quoi parlait-il? À l’aide ta paume glacée, tu touches la peau de ton visage. Tu y sens le liquide opaque s’écouler de l’un de tes pommettes. La blessure était mièvre, mais le simple fait de voir ton propre sang te rend blême. Brusquement, de tes mains tremblantes, tu ôtes ton sac, tu te relèves et t’esbignes en poussant sur ton passage le jeune garçon. Fuir, te cacher, courir, il te fallait oublier cette couleur écarlate à l’odeur de la putréfaction. Tu ne fais pas plus de deux mètres que tu sens ta vision s’embrouiller. Tu zigzag de droite à gauche et finis par t’adosser contre un mur. Tu régurgites violemment. Cela ne te fait pas plus sentir bien. Ton corps dolent, tu t’agrippes du mieux que tu peux contre les parois à tes flancs.

- Ah merde.

L’algidité causé par la pluie froide sur tes pieds t’empêche d’avancer plus loin. Tu tournes légèrement ta tête en direction de l’inconnu avant de bafouiller :

- De… de l’eau… fraîche.

Et tu t’écroules âprement contre le sol.

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Deslan
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Ven 31 Mar - 13:41

With Sky L. Oku
Les jours de pluie, ne sont pas, pour la plupart, les jours les plus heureux de leurs vies. Ce n'est pas la même chose pour moi, mais chaque chose a une fin.

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Elle ne répondit pas lorsque je lui demanda s’il avait du désinfectant ou autre. À la place, elle fronça les sourcils, comme si elle ne comprenait pas de quoi je parlais. La jeune femme toucha alors sa blessure et lorsqu’elle posa son regard sur sa main, elle tourna au blanc.

Elle commença à trembler puis elle se débarrasse de son sac, se redresse et bouscule tandis qu’elle tente de courir vers la sortie de la ruelle. La jeune femme ne pu aller bien loin, zigzaguant de façon incertaine, elle finit par s’adosser à un mur avant de régurgiter violemment.

Wouah ! Merde ! Euh… Ahem… Qu’est-ce que je peux faire ?! Je la vois s’agripper à la paroi comme elle le peut et tourner légèrement la tête dans ma direction avant d’essayer de me dire quelque chose puis elle s’écroule au sol. Merde merde merde ! Euh… Euh… Ahem… Quelque chose… Je dois faire… Ahem… Elle a dit un truc du genre… Eau… Fraîche… De l’eau fraîche ? Qu’est-ce que je pourrais… Oh puis merde ! C’est pas le moment !

Attrapant son sac, je m’approche d’elle. Je place sa tête sur ma jambe et me mets alors à farfouiller dans son sac à dos à la recherche d’eau. Qu’est-ce qui avait bien pu ce passer ? Qu’est-ce qui aurait pu la faire paniquer ainsi ? Et… Et qu’est-ce que c’est tout ce bordel dans son sac ? Une bouteille ? Un chandelier ? Mais qu’est-ce…  Oh et puis je lui demanderais !

Ah ! Enfin ! Trouvant finalement ce que je recherchais, je plaça son sac contre le mur, tandis que je lui fis boire une petite gorgée d’eau. Espérons qu’elle aille mieux… Mais qu’est-ce qui… Elle a eut cette « crise » après avoir regardé sa main, main qui… Sa blessure ? Le sang ? Peut-être la réminiscence de souvenir traumatisant ? Le seul moyen de réellement le savoir. Je profitais d’avoir de l’eau pour en verser un peu sur sa plaie.

Bon… Maintenant… Il ne me restait plus qu’à attendre qu’elle se réveille. Plaçant son sac sur une épaule, je la pris dans mes bras avant de sortir de la ruelle. Rapidement, je pu trouver une abri bus dans une rue assez déserte. Posant son sac, je l’installa le plus confortablement possible tandis que je pris place contre l’une des parois de l’abri.

Je ne me sentais pas extrêmement à l’aise en présence de cette jeune femme, mais je ne pouvais pas me décider à la laisser ainsi. À présent, il ne restait plus qu’à attendre.

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Sam 1 Avr - 4:12
Oku
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Le néant.

L’inodore, la translucidité et la noirceur. L’évaporation du temps et son instabilité. La perte de sensation sur le bout des doigts et un mal de crâne affreux. Tu reprends conscience de tes douces respirations suite à ce qui te semble être une fraction de seconde. Ces dernières sont ton seul guide temporel. Tes autres sens sont embrouillés et touffus dans un rêve lointain.

Ah…? Ce son qui cogne contre les cloisons… les cloisons de...? Ces picotements paresseux qui frappent le bois dans une ritournelle aléatoire. Les articulations dans tes mains se dessinent dans ton esprit tout comme le parquet contre lequel tu te reposes. Tu fronces les sourcils. De quel son s’agit-il déjà? Tu as l’impression de l’avoir entendu des milliers de fois. Tu sens l’arrière de ta tête te brûler et ton estomac frêle couiner. Tu grommelles en déglutissant une pituite qui traine dans le fond de ta gorge à la suite d’un ahan. Qu’est-ce que…? Difficilement, tu forces tes paupières à se relever.

Ta vision est floue. Tout te semble anormalement gris. Ah! Il pleut? Les images deviennent de plus en plus clair. Il pleuvait depuis que tu étais sorti dehors, et… et… Ta nuque s’étire et tu constates que son ombre se dresse pas loin de tes pieds. Lui avec ses cheveux ébènes et son revêtement terne. Il te semble géant, cela causé par le fait que tu es assise et lui debout. Tu te masses les tempes, te disant que toute cette histoire n’avait été qu’un mauvais rêve. Mais il ne disparaît pas. Il reste là, devant toi et te fixes. Il semble frustré, inquiet, ennuyé, moqueur et triste. Ou peut-être plus flatté? Tu n’en as aucune idée. Son visage transporte une transparence anormale.  

Tu apposes tes mains contre ta bouche. Tu n’avais tout de même pas…? La texture de la déjection s’imprime éphémèrement sur tes papilles gustatives. Tu t’en veux d’avoir eu le besoin de déféquer. Tu avais d’ailleurs rien mastiqué depuis plus de douze heure, cela n’avait qu’empirer ton état. La blessure te pique. Mais lorsque tu passes ta main contre cette dernière, que quelques gouttes de sang s'y imprègne. L'oublier, la laisser cicatriser à l'air, c'était pour le mieux. Tu racles ta gorge avant de te relever péniblement. D’ailleurs tu étais où? Un abri? Oh… Un abri d’autobus. Bien que ta tête soit protégée de cette pluie qui s’intensifie, tu ne te sens pas moins trempée. Hormis le haut de ton ventre, tes vêtements sont bombés d’eau. Tu passes ta tête à l’extérieur de l’abri à la recherche d’un second abri. Tu n’as pas de chance, la rue est déserte et dépourvue de lieu convenable pour passer la nuit.

Tu fixes subitement le jeune garçon. Tu ne le comprenais pas. Il t’avait trainé jusque dans cet endroit. Il t’avait transportée tout comme ton sac. Tu le dévores des yeux alors que ton cerveau cherche à trouver une explication à son acte de générosité. Ou plutôt ses actes de générosité. Ta dague, ton sac, toi… Tu deviens soudainement écarlate.

- Ma dague ? Lui marmonnes-tu en lui tendant ta paume blanche.

Oh. Tu n’aurais pas dû le remercier? Maintenant que tu y repenses, c’était grossier de ta part de lui en redemander plus. Tu roules tes yeux, fatiguée par ton attitude avant de ranger ta main derrière ton dos.

- Je voulais dire merci, corriges-tu et ajoute en murmurant à toi-même : La dague c’est pas très important mmh…

Tu te grattes la joue. Avait-il été témoin de…? Tu tapes du pieds en ôtant la cape mouillée de tes épaules. T’approchant de lui comme un animal apeuré devant sa proie, tu dérobes ton sac. Il a fouillé dedans…? Ah oui! Tu l’avais supplié d’avoir de l’eau. Tu pousses les objets antiques avant de sortir un sac de couchage quasi trempé.

- Tu… Tu n’as rien vu? Lui demande tu sans fixer son regard.

Rien vu quoi? Ta question n’est pas très clair. Tu ne t’attends pas à une réponse concise. Juste n’importe quoi pour meubler cette ambiance insolite.  
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Mer 5 Avr - 18:09

With Sky L. Oku
Les jours de pluie, ne sont pas, pour la plupart, les jours les plus heureux de leurs vies. Ce n'est pas la même chose pour moi, mais chaque chose a une fin.

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Je n’arrêtes pas de me demander ce qui lui est arrivée, ce à quoi est dû cette crise. Ce n’est pas mon genre de farfouiller dans le passé des gens, mais, je dois l’avouer que cela m’intrigue au plus haut point. De toute façon, elle m’en parlera si elle en a envie.

En attendant qu’elle se réveille, je louche un peu sur son sac. Là encore, je ne peux que me poser des questions, et là encore, je ne pourrais recevoir de réponse que si elle accepte de m’en parler. Et comme je ne peux pas me décidé à la laissée là, je commence à chantonner doucement, une chanson que j’aime bien.

Heureusement pour moi, elle ne mit pas extrêmement longtemps avant d’ouvrir les yeux. Mon regard se pose sur elle, prêt à réagir si elle venait à avoir besoin d’aide. Cela lui prend quelques secondes pour qu’elle s’en remette totalement. Elle sembla avoir un relent de sa régurgitation précédente, car elle plaqua sa main devant sa bouche. Je préféra, alors, rester silencieux, lui laissant engager la conversation lorsqu’elle se sentirait prête.

Elle se leva, ne semblant pas vraiment dans son assiette. Elle observa les alentours de l’abri bus. Peut-être cherchait-elle un repère visuel ou autre ? Pourquoi je continue de me poser des questions moi ? Tandis que je me posais cette question, elle se tourna subitement vers moi. Elle sembla alors me détailler… J’avais peut-être quelque chose sur le visage ? La jeune femme rougit soudainement. Elle me tendit alors sa main en marmonnant quelque chose.

Je dois avouer que sur le coup, je n’ai pas vraiment compris ce qu’elle venait de dire. Elle rangea alors sa main dans son dos, avant de reprendre la parole afin de me présenter des remerciements. Elle murmura ensuite quelque chose que je ne compris à nouveau pas. Elle retire alors sa tenue trempée avant d’approcher prudemment de moi pour se saisir de son sac et s’écarter aussitôt se dernier en sa possession. Elle en sortit un sac de couchage avant de me demander si je n’avais rien vu.

Rien vu quoi ? Encore une question à laquelle je ne saurais répondre dans l’immédiat. J’haussais vaguement les épaules tout en secouant la tête.

« Euh… On va dire que je n’ai rien vu ? »

Était-ce ce qu’elle voulait entendre ? Si la jeune femme n’était pas plus précise, je ne saurais pas vraiment quoi lui répondre. Laissant un court blanc se poser, je finis par me gratter l’arrière de la tête. C’est que la voir ainsi avec son sac de couchage…

« Vous avez l’intention de dormir ici ? »

En même temps je lui posai cette question, mais d’un autre côté, ce n’est pas comme si je pouvais lui proposer un logement derrière. C’était juste dans mon studio lorsque je vivais avec ma sœur et sans doute qu’on allait m’appeler tôt demain pour me fournir je ne sais quelle mission, alors je ne pouvais pas vraiment m’autoriser à hébergé quelqu’un dont je ne savais rien.

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Ven 7 Avr - 2:00
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Il bafouille un peu. Cela te surprend. L’onomatopée qui se place au tout début de sa réponse ancre l’un de tes sourcils légèrement sur ton front. Ta question avait certes été peu claire, là que pour meubler ce silence austère. Pourtant, le silence revient alors qu’il se gratte doucement l’arrière de sa tête en t’observant.

- Vous avez l’intention de dormir ici ?

Tu figes, les mains serrées contre la couverture épaisse. De quoi se mêlait-il, lui? Comme si ses grands airs de justicier lui permettaient de questionner ce que tu faisais. D’ailleurs, depuis le début de votre rencontre, il n’avait pas cessé de te vouvoyer. Cela lui donnait un statut nettement supérieur au tien et tu ne savais pas si c’était nécessairement le cas. Le vouvoiement n’était pas ta force. Tu n’avais jamais eu l’occasion de l’utiliser très longtemps et à tes yeux ce n’était qu’une méthode pour atteindre les rangs des plus riches et influents de la cité. Le jeune homme freins ton élan. Tu replies le sac de couchage et fait de la place à l’intérieur de ton sac à dos bordélique.

- Est-ce que s’est interdit? Balances-tu froidement en sa direction.

Tu inspires longuement. Cela ne servait absolument à rien de t’énerver. Tu avais eu tort de le suivre, de dégueuler et de requérir son aide. Tu pouvais au moins être, au mieux de ta capacité, amicale – ou prétendre l’être. Tu caresses tes épaules nues en frissonnant suite à une brise glaciale. Il n’était pas si tard, mais la noirceur englobait les rues du quartier sud. Tu apposes ta main contre ta joue en observant les gouttes claquer contre le ciment à vos avants. C’était par ailleurs le seul bruit qui remplissait les silences te semblant interminables.

- L’endroit où je loge se trouve à au moins deux heures de marche d’ici, avoues-tu un peu honteuse. Je n’ai pas les moyens de contacter quelqu’un non plus. Je pensais au moins attendre que la pluie s’arrête.

Tu n’allais certainement pas appeler Marlène ou ta mère. Elles étaient toutes les deux débordées par leur vie quotidienne et tu t’étais promis de ne jamais les mêler à tes aventures, peu importe ce qu’il se passait. Tu aurais pu marcher jusqu’à l’abri dans lequel tu avais résidé la nuit dernière. Cependant, avec tes choses mouillées et ton ventre vide, cela reviendrait quasiment au même que de te reposer dans l’endroit public. Tu ne dormirais pas bien dans les deux cas. La pluie est forte et les nuages sombres. Il n’y avait aucun moyen de s’avoir quand elle allait s’arrêter. Tes mains se crispent sur tes genoux.

- À moins que tu ailles une meilleure proposition, pardon, vous aillez une meilleure proposition.

La fin de ta phrase était sarcastique. Tu n’avais pas pu t’en n’empêcher.
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Ven 7 Avr - 15:17

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Les jours de pluie, ne sont pas, pour la plupart, les jours les plus heureux de leurs vies. Ce n'est pas la même chose pour moi, mais chaque chose a une fin.

Please don't get me wrong

La jeune femme bloqua un instant suite à ma question concernant son intention de dormir ici. Est-ce qu’elle ne souhaitait pas en parler ? Peut-être qu’elle cherchait les mots ? Subitement, elle repli son sac de couchage et le replace dans son sac. Elle répondit froidement à ma question, me demandant si cela était interdit. Houlà… Peut-être que je me suis aventuré sur un territoire dangereux. Je levait légèrement les mains devant moi.

« Non. Pas que je le sache. »

Elle prit une profonde  inspiration. Ça devrait vraiment être un sujet sensible. Le silence ce posa à nouveau, uniquement troublé par le sons des gouttes sur l’abri sous lequel je nous avais abrité. Alors que j’allais m’excuser, la jeune femme reprit la parole.

Elle m’expliqua alors que son logement était à deux heures de marches d’ici, qu’elle n’avait pas de moyen d’appeler des connaissances, alors elle avait pensé attendre que la pluie s’arrête. Je vois… Après… Elle devait sans doute avoir ses raisons et je n’avais pas à me mêler de ses affaires.

Comme pour critiquer ma question, la jeune femme me demanda si j’avais une meilleure proposition. Elle me demanda cela en me tutoyant puis en me vouvoyant. Est-ce qu’elle avait un problème avec ça aussi ? Je veux bien être gentil, mais bon, il y a tout de même une limite. Je me redressa un peu avant de prendre la parole.

« Veuillez m’excuser. Je ne pensais pas que cela vous dérangerais… Excuse-moi… Que cela te dérangerais.  Après tout… C’est totalement impensable qu’un être humain s’inquiète pour un autre… D’autant plus que vous… Je veux dire… D’autant plus que tu as fait une crise devant moi... »

Je disais ça, mais quelque part, elle n’avait pas tort. Je lui avais demandé cela comme si j’avais une proposition à lui faire, mais je n’en n’avais pas. Cependant, ce n’était pas pour autant que je ne m’inquiétais pas des autres… Quelque chose de bien trop rare parmi les temps qui courent. De plus, si je ne suis pas capable d’aider quelqu’un en temps normal, je serais incapable de protéger n’importe qui en temps de crise.

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Lun 10 Avr - 16:00
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Il te semble balbutier plus qu’avant. Son corps trahit une angoisse suite à ta question relativement assez froide. Ses mains relevées, te disant d’adoucir le ton que tu employais, dénonçait une certaine anxiété dans son attitude. Ou peut-être que tout cela n’était que le fruit de ton imagination. Après tout, tu avais toujours eu une aptitude à rendre les gens plus maniaques que ce qu’ils étaient vraiment. C’était une manière de te rassurer que tu n’étais celle qui avait un problème de sociabilité. D’ailleurs la conversation que tu entretenais avec l’inconnu avait été ta plus longue depuis une décennie. Même avec Marlène, vous étiez assez concises sur les mots. Les seuls avec qui tu déblatérais c’était tes petits neveux.

- Veuillez m’excuser. Je ne pensais pas que cela vous dérangerais… Excuse-moi… Que cela te dérangerais.

Il s’était redressé. Et il… ? Il t’avait écouté ? Toi qui avait lancé cette phrase satirique, tu avais cru qu’il t’aurait envoyée promener. Après tout, si le vouvoiement faisait partie de sa personne, qui pouvais-tu être pour questionner et le juger ? Toi, petite Lulu, qui se promenais entre les rues afin de dégober des objets, tu n’avais aucunement le statut pour te permettre de piétiner sur quelqu’un d’aussi généreux que lui. Il rajoute :

- Après tout… C’est totalement impensable qu’un être humain s’inquiète pour un autre. D’autant plus que vous… je veux dire… d’autant plus que tu as fait une crise devant moi…

Tu sens tes épaules se contracter. Que quelqu’un s’inquiète pour toi? Tu n’arrives pas à voir s’il se moque de toi ou s’il est simplement taré. Pour quelles raisons devrait-il s’inquiéter d’une jeune fille qui se met à le suivre dans son dos, qui le menace avec une lame et qui dégueule dans son visage? Tu n’avais rien de la demoiselle en détresse qui avait besoin d’être secourue. En réalité, tu aurais mieux aimé qu’il te laisser baigner dans ta propre pituite contre le sol trempée de la ruelle. Tu as soudainement extrêmement chaud et tes joues trahissent les contractions anormales de ton cœur. Tu n’oses pas l’avouer, mais à l’intérieur de toi, la jubilation contamine dangereusement les parois de ton corps. Tu caches du mieux que tu peux ce sourire qui ne cherche qu’à se dessiner sur tes lèvres, créant par conséquent une moue étrange sur ton visage. Tu te relèves abruptement, t’approches non loin de lui et te mets quasiment à hurler :

- C’est de ta faute, en fait! Tu… tu… Je voulais juste te dire merci pour tantôt, dans la rue… devant le magasin! Je ne suis pas folle, je te le jure. Je voulais simplement te dire que tu étais courageux. Je pensais que c’était une bonne action civique d’encourager les autres, enfin c’est ce que je pense. Et puis après c’est de ta faute si j’ai dégueuler et…

Tu t’arrêtes en plaquant tes propres mains contre ta bouche. Tu avais déblatéré le tout si vivement, tel un torrent incontrôlable. Ton visage est si enflammé que tu en as mal à la tête. Tu as l’impression que ton cœur va lâcher. Tu lui tournes le dos avant de t’accroupir en petite boule dans le coin de l’abri. Vraiment, tu pouvais avoir honte. Qui se jetait d’une telle manière pour présenter des excuses totalement loufoques comme les tiennes ? Tu ne voulais pas lui faire porter le blâme, loin de là. Mais les mots avaient sorti de manière accusatrice. Tu étais simplement contente, extrêmement contente. Tu as soudainement envie de pleurer. Et merde. Tout ce que tu voulais c’était découvrir son nom et lui tapoter l’épaule en le félicitant de sa bravoure. Cela t’apprendra à essayer de socialisé. Ta tête tourne à nouveau. Tu tousses bruyamment en reniflant. Il faisait si chaud que tu aurais pu te dénuder. Ouais, se dénuder, bien sûr, tu n’aurais l’air que d’une prédatrice sexuelle. Fallait simplement que tu calmes ton cœur.
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Deslan
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Lun 10 Avr - 21:09

With Sky L. Oku
Les jours de pluie, ne sont pas, pour la plupart, les jours les plus heureux de leurs vies. Ce n'est pas la même chose pour moi, mais chaque chose a une fin.

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Elle sembla légèrement étonnée lorsque je me suis redressé pour prendre la parole. C’est vrai que je devais avoir presque une tête de plus qu’elle, mais tout de même, je ne suis pas si impressionnant que ça, si ?

Suite à mes paroles, je vois son visage virer au rouge. Euh… Qu’est-ce qu’elle me fait là ? Elle aurait quand même pas de la fièvre ou un truc dans le genre ? Et là… Elle affiche une moue… Bizarre ? C’est le seul mot qui me vient à l’esprit, là, maintenant.

La jeune femme se redresse subitement, s’approche de moi tout aussi soudainement et se met à me hurler dessus. Elle me hurle que c’est de ma faute. Qu’elle voulait juste me remercier pour dans la rue… Elle se corrige en déclarant devant le magasin. Elle affirma ne pas être folle, elle me le jura même, voulant simplement me dire que j’étais courageux, que c’était une bonne action civique, selon ses dires. Elle termina tout de même en ajoutant que c’était de ma faute si elle avait vomi tout à l’heure.

Elle s’arrête subitement, plaçant ses mains devant sa bouche. J’avais réussi à peu près à comprendre ce qu’elle voulait dire malgré son débit de parole. À présent, son visage était vraiment rouge, si bien que la jeune femme se met en boule dans un coin. Tout ça va quand même bien vite, trop vite, je ne sais pas vraiment quoi répondre.

Tandis que je cherchais les mots, la jeune femme s’était tournée vers moi en toussant et reniflant bruyamment. Bon… Euh… Trouve quelque chose à dire Deslan. Je sais pas… Ahem… Oui ! La remercier.

« Pour ce qui c’est passé devant le magasin… Franchement… Ce n’était rien… Il y a vraiment pire qu’un marchand un peu sur les nerfs... »

Ouaip… Un truc un peu comme la Mafia. Cette même mafia qui était contre les enfants maudits dans le quartier nord.

« Du coup… Je ne pense pas mérité d’être qualifié de ‘courageux’… Je fais simplement mon travail… Et puis… J’ai certaine raison… En tout cas, merci pour le compliment... »

Voilà !  Ça c’est fait. Ensuite… Elle a pas dit que c’était de ma faute pour ce qu’il s’était passé dans la ruelle ? Si… Je crois…

« Sinon… Désolé pour ce qui s’est passé dans la ruelle... »

Je ne comprenais pas tout, mais bon… Au pire, si je n’étais pas en tord, elle s’excusera à son tour… J’imagine ? Enfin… Je verrais bien.

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Sam 15 Avr - 1:17
Oku
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Tu as honte.

Tu te sens trahi par ta propre personne. Tu te sens pitoyable. Tes dents se serrent les unes contre les autres tandis que le mucus qui s’écoule de son nez te fait inhaler. Tu n’as aucune idée pour quelle raison tu t’étais mise à hurler comme une hyène enragée contre le pauvre garçon près de toi. C’était comme si ce bonheur incontrôlable t’avait forcé à pousser un cri en toi. Mais le cri s’était révélé hystérique. Tu n’étais pas ce genre de personne qui laissait passer une violente expressivité.

- Pour ce qui c’est passé devant le magasin… Franchement… Ce n’était rien… Il y a vraiment pire qu’un marchand un peu sur les nerfs.

Tu mouilles ta paume avec les dernières gouttes du liquide épais qui s’évapore de tes narines avant de glisser tes cheveux à l’arrière de ton oreille en santé. Effectivement, il y avait des choses bien pire que cela. Comme se retrouver en présence de ses créatures lors d’une nuit embrumée et ne pas être en mesure de quitter sa cachette durant une nuit entière. Ou encore de se faire repérer par une patrouille, les mains à deux doigts de récupérer une précieuse victuaille. Ça, c’était des choses qui était horrible.

- Du coup… Je ne pense mérité d’être qualifié de « courageux »… Je fais simplement mon travail… Et puis… J’ai certaine raison… En tout cas, merci pour le compliment…

Ta respiration se fige et tes mains se serrent contre tes épaules. Son… travail ? Il était un… membre des forces ?! Tu tentes de cacher du mieux que tu peux ces tremblements de nervosité qui naissent du bout de tes doigts. Sur toutes les personnes sur lesquelles tu pouvais tomber, il fallait que ça soit un promoter ? Il ne fallait pas que tu paniques, cela ne ferait qu’attirer les soupçons sur ta personne. Tu avais toujours eu une chance inouïe de passer inaperçu dans le système de cette société pourrie. Le moindrement que l’on découvrirait la quantité d’objets du gouvernement que tu avais revendu sur le marché noir, tu serais… Tu respires. Ta tête est à nouveau sur le bord d’exploser.

- Sinon… Désolé pour ce qui s’est passé dans la ruelle…

Est-ce qu’il s’excuse parce qu’il sait sur toi ? Est-ce qu’il ne reste pas près de toi pour d’une certaine manière te soutirer des informations ? Tu ronges le bout de tes doigts en fermant tes yeux durement. Il te fallait réfléchir aux cartes que tu pouvais utiliser dans ce genre de situation. La pire idée serait de te mettre à courir. Cela ne ferait qu’empirer ton misérable cas -  et puis de toutes les manières tu ne ferais pas deux mètres avant de déféquer à nouveau. L’autre option douteuse serait de le menacer à nouveau. Il pourrait toutefois en un claquement de doigt te trainer en tirant par l’une de tes oreilles jusqu’à un poste. Tes respirations saccadées trahissent ta nervosité. Tu espères que les particules sonores émergeant de tes narines sont camouflées sous celles de la pluie. Tu déglutis doucement. Tu connaissais la meilleure carte qui se retrouvait dans ton paquet de possibilités. Tu te lèves doucement et te retourner pour observer ses traits. Ton visage est toujours aussi pourpre qu’avant.

- Hm… Tu dis ça par politesse, j’imagine.

Ce n’était pas un reproche. Le ton de ta voix s’était avéré déçu. Enfin, tu le faisais du mieux que tu pouvais. Il y avait une part de sincérité dans tes mots. Tu ne voulais pas t’attacher à l’image que tu te faisais de lui, mais il ne devait surtout pas te voir comme une menace non plus – même si cela devait être déjà le cas. "Être honnête dans son jeu"

-  Pourquoi restes-tu encore ici ? Le questionnes-tu en haussant un sourcil. Il pleut, tes vêtements sont trempés et je suis…

Tu es quoi ? Désagréable, égoïste, étrange, hystérique, déplaisante ou tous ces qualificatifs ? Tu te voyais mal être dérisoire envers ta personne. Tu passes une main sur ta nuque glacée en raclant ta gorge rouillée. Un petit sourire se plaque sur ton visage. Tu te mets à quelques centimètres de son visage avant de lui chuchoter doucement.

- Est-ce que j’ai quelque chose sur mon visage ?

Tu es sur la pointe de tes pieds et malgré tout tu n’arrives pas à dépasser sa grandeur. Tes yeux sont au quasi même niveau que lui. Ton cœur bat à la chamade. Tu n’aimais pas te rapprocher du plus parfait inconnu. Et tu espérais que lui aussi se sentirait inconfortable. Cela le forcerait probablement à te laisser seule et ne plus poser de question sur ton identité. La seule chose qui te dérange est cette foutue tête qui tourne de haut en bas et les clous qui percutent violemment ton crâne.
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Lun 17 Avr - 23:49

With Sky L. Oku
Les jours de pluie, ne sont pas, pour la plupart, les jours les plus heureux de leurs vies. Ce n'est pas la même chose pour moi, mais chaque chose a une fin.

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Elle semble ne pas aller bien. J’ai l’impression qu’elle tremble un peu. Remarque… Il pleut et ne fait pas bien chaud non plus. Il suffisait donc qu’elle soit frileuse pour qu’elle se mette à trembloter. À moins que je n’ai, encore une fois, dit quelque chose qu’il ne fallait pas. Mais la même question revenait : Si c’était le cas, qu’est-ce que j’avais dit de mal ?

Finalement, elle se retourne pour me faire face, son visage ayant sacrément rougit. Elle déclara que je disais sans doute cela par politesse. Mais… Pas du tout… Pourquoi ferais-je cela ? Bon… J’avoue que je le faisais légèrement par politesse. Mais ! Ce n’est pas pour autant que je ne suis pas sincère. D’ailleurs, pourquoi semblait-elle si déçu que ça ?

« Pourquoi dirais-je cela que par politesse ? Je ne sais pas ce que j’ai fait qui t’as mené à avoir un malaise, mais je  m’en excuse. »

La jeune femme reprit la parole pour me demander pourquoi je suis resté alors que mes vêtements sont trempés et qu’elle est… Et elle ne finit pas sa phrase. Qu’est-ce qu’elle voulait dire ? Bizarre ? Peu recommandable ? Folle à liée, même si elle m’a jurée ne pas l’être ? J’avoue qu’il y avait pas mal de possibilité de terminer cette phrase.

Attendant la fin de sa phrase, ainsi que sa question, afin de pouvoir répondre, elle se passa une main dans la nuque avant de se rapprocher de moi, un petit sourire aux lèvres. Et là son visage est bien trop proche du mien. Je sens le sang commencer à me monter à la tête tandis qu’une pensée se répétait en boucle dans mon esprit : « Pas si près, pas si près. »

La jeune femme me demanda alors, dans un chuchotement, si elle avait quelque chose sur le visage. Ahem… Euh… À part sa légère blessure… Non… Ne semblait pas avoir quelque chose sur le visage. D’ailleurs, je remarque que ses yeux sont pratiquement au même niveau que les miens, ce qui ne fait que renforcer mon avis comme quoi elle est beaucoup trop près de moi.

Je me décala alors lentement vers l’extérieur de l’abri bus, tout en laissant s’échapper un léger rire de malaise. Je me devais commencer par mettre un peu de distance entre elle et moi.

« Ahem… Hehe… Non… De ce que je vois… Non… Tu n’as rien sur le visage… Hehe... »

Je parvins enfin à m’écarter et à me retrouver à quelques pas, sous la pluie, en dehors de l’abri. Ouf ! Ça va beaucoup mieux comme ça ! Avec quelques pas entre nous.

« Sinon… Pour répondre à ta précédente question… Ça n’aurait pas été bien responsable de te laisser seule et inconsciente… Du coup… Si je dérange… Et bien, je vais… Voilà... »

Voilà. Si elle me dit que je dérange… Et bien je rentrerais.

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Mar 18 Avr - 5:43
Oku
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- Pourquoi dirais-je cela que par politesse ? Je ne sais pas ce que j’ai fait qui t’as mené à avoir un malaise, mais je m’en excuse.

Ces mots, cette phrase, ce son. Il te fait hésiter. Lui et ses grands airs de sincérité, du haut de sa grandeur immense. Le « pourquoi » et le « m’excuse » se réitèrent étrangement dans tes pensées tandis que tu serres le bas de ton haut humide. Il t’énervait à te faire sentir confortable. Sky, tu ne pouvais en aucun cas céder devant lui, surtout dans la situation présente. Malgré tout, une petite voix en toi couine d’arrêter d’être aussi têtue. Tu lui redemandes cette question qui brûle sur le bout de tes lèvres depuis qu’il t’a rescapé de ton malaise. Tu ne lui laisses même pas le temps de répondre que tu lui chuchotes de ta petite voix, à quelques centimètres de lui, s’il ne cherchait pas quelque chose sur ton visage.

Tu souris, mais la situation n’a rien de drôle – enfin si, elle l’est un peu. Tu dois avouer que voir ses pommettes devenir écarlates sont à la limite de te faire éclater de rire. Il glousse un rire étrange avant de se reculer de ta personne, posant son pied à l’extérieur de l’abri, balbutiant :

- Non… De ce que je vois… Non… Tu n’as rien sur le visage… Hehe…

Tu es morte de rire à l’intérieur de toi. Il te faut des efforts incommensurables pour contenir ce rire démentiel qui gruge ta gorge. Le jeune homme semble se calme, mais ses joues roses trahissent son visage autrefois sérieux. Ton cœur se contracte dans ta poitrine et tu sens ton estomac se retourner dans tous les sens. Ah… Pas à nouveau. Tout cela était d’ailleurs agrémenté par la sensation enflammée autour de ton front. Tu ne te sentais pas bien – cela était un effet irréfutable. La nervosité, une première déjection, le froid, rien n’aidait ton corps à se reposer.

- Sinon… Pour répondre à ta précédente question… Ça n’aurait pas été bien responsable de te laisser seule et inconsciente… Du coup… Si je dérange… Et bien, je vais… Voilà…

Tu jubiles. Tu passes ta main délicatement sur ta panse. Te calmer, lui dire de foutre le camp et après… Une grimace ostensible traverse furtivement ton visage. Et puis, le rire s’échappe. Un rire espiègle, touffu par ta main qui se pose à l’avant de ta bouche. La situation, lui et ses joues flamboyantes, la pluie, ta méthode de séduction douteuse, c’était plus fort que toi. Tu n’avais pas l’habitude de rire devant les étrangers. D’un parce que ce n’était pas nécessaire et de deux parce que ton rire était souvent hors-contexte. Tu ris si fort que les larmes perlent sur le bout de tes yeux.

- Ahah ! Excuse-moi ! C’est juste que… pft… J’en reviens pas ! Tu es si rouge ! Lui lances-tu.

Et là ton ventre ne peut plus supporter les crampes.

Tu t’apposes brutalement contre les parois de l’abri. Heureusement pour toi, tu de dégueules pas à nouveau. Cependant, ta tête tourne si fort que tu sens tes muscles perdre de leur force à nouveau. À quoi t’étais tu attendue ? Après tout, une fois que tu vomissais, il te fallait du temps pour récupérer – ce que tu n’avais pas fait. Le rire disparaît de tes lèvres, remplacé petit à petit par un pleur désespéré.

- Ah… J’peux pas, marmonnes-tu en passant une main sur ta tête.

Les larmes coulent d’elles-mêmes. Tu renifles, relèves les yeux vers l’officier et enfonces tes ongles contre le mur.

- Je ne me sens pas bien.

Et tu éclates en sanglot. Et merde. Tu devais passer pour une réelle folle. C’était plus fort que toi. Tu avais toujours eu cette fâcheuse habitude une fois que dégueulais de te mettre à verser quelques larmes. C’était d’ailleurs épatant que tu ne l’ailles pas fait plus tôt.
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Mer 19 Avr - 17:35

With Sky L. Oku
Les jours de pluie, ne sont pas, pour la plupart, les jours les plus heureux de leurs vies. Ce n'est pas la même chose pour moi, mais chaque chose a une fin.

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Alors que je m’écartais d’elle, à l’extérieur de l’abri, elle éclata de rire. Elle place même une main devant sa bouche pour couvrir un peu son rire, rire qui va jusqu’à la faire pleurer. Est-ce qu’elle se moque de moi ? En tout cas, si elle rit c’est que, quelque part, elle va mieux… Enfin… Je crois…

Elle s’excuse alors, sans doute de m’avoir mis mal à l’aise, elle et moi d’ailleurs je pense. Elle parvint pas à terminer sa justification qu’elle manqua d’éclater de rire à nouveau et déclara qu’elle n’en revenait pas que je sois aussi rouge. Je déglutis légèrement, dégageant un peu ma tenue de mon cou. Est-ce que c’était là son seul but ? Si c’était le cas, je ne voyais pas bien pourquoi elle voulait faire ça.

Cependant, elle s’arrêta subitement de rire pour ce plaquer contre l’une des parois de l’abri. Le sourire qu’elle affichait en riant disparu bien vite pour faire place à des pleurs. Elle semble alors murmurer quelque chose, mais je suis trop loin pour entendre.

En pleure, la jeune femme relève les yeux vers moi avant de déclarer qu’elle ne se sent pas bien. Puis elle éclata en sanglot. Aaahhh ! Qu’est-ce que je dois faire ? Qu’est-ce que je peux faire ? Ahem… Euh… Je me rapproche et m’agenouille à côté d’elle, un peu en panique.

« Est-ce que je peux faire quelque chose, n’importe quoi ? »

J’avoue ne pas vraiment savoir comment réagir. Est-ce qu’elle joue la comédie ? Est-ce que c’est plus grave que ça n’en n’a l’air ? Je savais procurer les premiers soins nécessaires suite à un conflit armé ou un combat contre des Gastrea, mais un cas comme le sien, je ne sais vraiment pas comment réagir.



HRP:
 
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Ven 21 Avr - 2:39
Oku
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Bipolarité.

C’est le mot qui traverse ton esprit tandis que tu beugles. Ces larmes qui s’écoulent maladroitement de tes petits yeux. Ce rugissement de ta nervosité agrémenté par ton mal physique. Tu as ris jusqu’à en avoir mal au ventre et maintenant tu pleures comme une folle devant le plus parfait des inconnus, lui quémandant de l’aide.

Hystérique.

Une autre façon de décrire des hoquets brutaux qui violentent ton estomac. Toi-même n’arrive pas à comprendre pour quelles raisons tu es si émotive. Oui bien sûr, il avait le fait que tout depuis ton réveil n’avait pas été comme à ton habitude. Le fait de te réveiller si tard, de te faire remarquer par lui et le vomissement. Cela pouvait très bien expliquer ta nervosité malsaine. Mais de là à te mettre à pleurer autant ? Tu ne te croyais pas aussi désespérée.

- Est-ce que je peux faire quelque chose, n’importe quoi ?

Tu ne constates qu’à la fin de sa phrase qu’il se retrouve près de toi, à ta hauteur. Tu arrêtes de couiner pendant un court instant avant, les lèvres tremblantes, d’éclater à nouveau en sanglots. Sa voix inquiète, son visage à ton niveau, cela ne fait qu’empirer ton sentiment d’infériorité. Tu te sens petite dans tes culottes – même si tu l’étais à la base. Ton incapacité à gérer la situation te rendait molle et émotionnellement instable. Ne sachant pas quoi faire de tes mains, tu agrippes tes doigts contre l’épaule de son chandail.

Le meilleur mot serait peut-être plus découragé au final.

Tu essayes à quelques reprises de lui répondre, mais à chaque fois, les larmes sont plus fortes que le son de ta propre voix. Et quoi lui dire exactement ? Qu’il aille se faire foutre avec sa gentillesse ou lui sauter dans les bras pour qu’il te ramène jusqu’à chez Marlène – l’idée était impensable car cela le rapprocherait dangereusement de ta vie privée ? Les cris douloureux de ta tristesse incompréhensible empirent ton mal de tête et tu sens que le froid s’imprègne vigoureusement dans ta peau. Quelques minutes s’écoulent et le débit de tes hoquets finissent par réduire à ton plus grand bonheur.

Un moment si inconfortable.

Tu te frottes les yeux, telles une gamine, en te serrant toujours la panse qui grommelle. Tu ôtes la prise que tu as sur ses vêtements. Tu n’oses même pas le regarder tellement tu es gênée.

- Gnh… Je m’excuse, commences-tu tandis que tu essayes de te redresser. Je ne sais pas ce que j’ai…

Oui bon, il te faudrait plus que des excuses pour trouver une solution à ta situation. Il était peut-être aussi temps de lâcher prise. Essayer de repousser les choses qui malgré tout revenaient t’appuyer… Tu passes une main sur ton front en reniflant légèrement. Quelle était la chose dont ton corps bénéficierait le plus en ce moment ? « Manger ! »

- Je…

Tu hésites.

- Mon estomac… Après l’incident… J’ai juste besoin du nom d’un endroit pour manger.

Aussitôt dit, comme pour éviter son regard plus longtemps, tu tentes de te relever rapidement. Mais ta tête tourne plus que tu ne te rends compte et en moins de quelques secondes, tu te retrouves à nouveau contre le sol. Ça n’allait pas le faire. Tu caches ton visage entre tes mains.

- Je m’excuse tellement. Tu es fou de penser à aider quelqu’un d’aussi débile que moi.

Ah non ! Pas à nouveau. Tu croyais que tes réserves d’eau salée s’étaient écoulées. Elles sont pourtant sur le bord de s’écouler à nouveau.

Please don’t get me wrong here…
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Deslan


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Dim 23 Avr - 19:47

With Sky L. Oku
Les jours de pluie, ne sont pas, pour la plupart, les jours les plus heureux de leurs vies. Ce n'est pas la même chose pour moi, mais chaque chose a une fin.

Please don't get me wrong

Alors que je lui demande ce que je peux faire, elle arrête de pleurer un instant avant de reprendre de plus belle. Aaahhh ! Réfléchis Deslan ! Qu’est-ce que tu pourrais faire pour l’aider ? Appeler de l’aide ? Il ne semblait pas y avoir grand monde dans la rue, alors ça semblait un peu compromis.

Tandis que je réfléchis à comment l’aider, à comment réagir, la jeune femme m’attrape l’épaule. Je vois qu’elle tente plusieurs fois de me parler, mais que les mots semblent ne pas vouloir sortir, ou alors ils sont couverts par ses pleurs.

Je reste alors ainsi, un peu paniqué de ne pas savoir quoi faire, me contentant au final d’être juste là pour qu’elle puisse extérioriser sa douleur. Plusieurs minutes passent, puis je la vis se frotter les yeux.

Est-ce qu’elle allait mieux ? La douleur était partie ou temporairement atténuée ? La jeune femme relâche la prise qu’elle avait sur mon épaule et, sans me regarder, s’excuse, expliquant qu’elle ne savait pas ce qu’elle avait.

Si elle parvenait à parler c’est qu’elle devait aller un peu mieux. Un court silence s’installa avant que la jeune femme ne reprenne la parole, expliquant qu’elle avait besoin d’un endroit où manger. En y repensant, si elle avait vomi l’estomac vide, cela avait dû être particulièrement désagréable, même maintenant que son malaise sembla être passé.

Elle tente alors de se relever rapidement, mais sans succès. C’était prévisible, elle ne s’était sans doute pas encore remise. Elle cache alors son visage entre ses mains avant de me déclarer qu’elle s’excusait et que je devais être fou pour aider quelqu’un comme elle.

Je lâche alors un léger soupire. Si on me donnait un empyros à chaque fois que l’on m’a dit que j’étais fou d’aider certaine personne, je serais, sans doute, au moins millionnaire. Mais bon, comme tout le monde, j’ai mes raisons.

« Si on est pas foutu de sauver nos semblables, comment veux-tu qu’on reprenne le monde aux Gastreas ? Le pire ennemi de l’humanité, avant les Gastreas, c’est l’humanité elle-même. C’est pour ça que je suis fou, parce que j’aide mon ennemi en espérant qu’il devienne mon allié. Allez. Doit bien y avoir un restaurant ou une supérette dans le coin afin que tu te prennes quelque chose à manger. »

Je me tourna légèrement, lui proposant mon épaule afin de l’aider à marcher.

« Et puis… Si tu trouves que je fou d’aider quelqu’un comme toi. Considère que je suis un suicidaire lorsque je sauve les enfants maudits et les maudits. »

C’est vrai quoi ! Suffirait qu’il y ait un type de la Mafia ou anti-maudit extrémiste pour qu’un sauvetage de maudits/enfants maudits frôle la tentative de suicide dans mon cas.

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Lun 24 Avr - 6:01
Oku
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Son soupir.

Tu sens tes cordes vocales se resserrer sur elles-mêmes. C’était un soupir de découragement à tes oreilles. Et ce soupir se réitérait dans tes pensées. Un soupir accablé. Tu mordilles tes lèvres tandis que ton visage est enfoui dans le creux de tes paumes. On aurait dit que tu t’attendais à ce qu’il te supporte dans tes plus grands délires. Il avait déjà tellement donné. Son écoute concentrée sur chacun de tes mots, sa présence… Marlène t’aurait dit que tu étais naïve de croire que les gens étaient tous gentils. Elle n’avait pas tort.

Mais elle se trompait en ce qui le concernait.

- Si on est pas foutu de sauver nos semblables, comment veux-tu qu’on reprenne le monde aux Gastreas ? Le pire ennemi de l’humanité, avant les Gastreas, c’est l’humanité elle-même. C’est pour ça que je suis fou, parce que j’aide mon ennemi en espérant qu’il devienne mon allié. Allez. Doit bien y avoir un restaurant ou une supérette dans le coin afin que tu te prennes quelque chose à manger.

Tu relèves doucement tes miroirs embrumés alors qu’il termine son discours. Il y avait eu quelque chose de coloré. Comme si, par sa voix exténuée de ton attitude, il venait de te chantonner une berceuse. Tu n’écoutes pas ce qu’il te dit par la suite. Tu es tellement absorbée par son visage calme que les sons sont embrouillés à tes oreilles. Son épaule se présente vers ta petite personne. Timidement, tu y apposes une partie de ton poids sur lui afin de te relever. Pour l’une des rares fois, tu le regardes sans une seule once de méchanceté ou de malice. Tes joues sont rosées, loin de brûler comme les fois d’avant. Il y avait une chose dans son air de grand justicier… quelque chose de transcendant. En fait tu ne savais pas trop. C’était un sentiment qui t’était étranger.

- Je…

Tu ne finis pas ta phrase. Il te rend muette. Tu te contentes de revêtir ta cape trempée et d’attraper au passage ton sac qui te semble anormalement lourd. L’action t’ayant fait légèrement zigzaguer, tu finis par retrouver ton équilibre une fois le capuchon sur ta tête. Mais qu’est-ce que tu allais foutre dans un restaurant avec lui ? Tu n’avais aucun moyen de te payer un bon repas – tu aurais probablement opté pour le vol étant donné que cette pluie brumeuse ne te donnait pas beaucoup de visibilité. La question est bien là. Une autre cependant reprend tranquillement le trône dans ton esprit. C’est une question stupide et tu le sais. Comme si toi, Sky, avait le droit de la lui poser.

- Tu es trempé et tu vas aller sous la pluie comme ça ?

Ton inquiétude s’émisse dans ta question. Il n’avait pas d’imperméable ou de parapluie avec lui. Tu l’avais déjà forcé par ta sournoiserie enfantine à mettre les pieds sous cette averse froide. Tu n’avais plus envie qu’il parte loin. C’était égoïste de ta part. Ton cœur serre dans ta poitrine. Un bond douloureux et pinçant, mais bien différent des autres que tu as eu avant. Et cette information qui brûle se tend dangereusement sur le bout de ta langue. Son nom… Il en avait un ? Oui bon, tu savais qu’il devait bien avoir un diminutif. Mais est-ce qu’il oserait te le dire ? Et son âge ? Était-il plus vieux que toi ? Est-ce qu’il habitait dans le secteur ou il glandait dans les rues comme tu le faisais ? Les questions se multiplient dans tes pensées. Tu t’approches de lui, glisses le bout de tes phalanges sur le rebord de son chandail et baisse la tête en direction de tes pieds.

- Je te suis.

Et les palpitations sont encore là dans ta poitrine.
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Jeu 27 Avr - 23:38

With Sky L. Oku
Les jours de pluie, ne sont pas, pour la plupart, les jours les plus heureux de leurs vies. Ce n'est pas la même chose pour moi, mais chaque chose a une fin.

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J’attends un court instant avant de sentir sa main se poser timidement sur mon épaule, puis, ainsi, elle parvint enfin à se relever.

La jeune femme commença alors une phrase, mais se stoppa net. N’y portant pas grande importance, je la vis remettre sa tenue trempée et attraper son sac. Avec l’élan, son sac lui fait brièvement perdre l’équilibre, équilibre qu’elle retrouva en plaçant son capuchon sur sa tête.

Alors que j’attendais qu’elle me prévienne pour commencer à marcher, la jeune femme me demanda si j’allais aller sur la pluie ainsi, alors que j’étais trempé. J’haussais rapidement les épaules. Être trempé un peu plus ou un peu moins, j’étais plus à ça près.

« T’inquiète pas pour moi. Ça me gêne pas. Et puis, c’est que de l’eau et je suis pas à ça près. »

Bon… J’avoue, c’est vrai qu’il fait pas bien chaud et la pluie n’arrangeait pas ça, mais bon, c’est tolérable donc je me plains pas.

Je la sens agripper ma tenue avant de me dire qu’elle me suivait. Parfait. Je me mis alors en marchant, m’adaptant à la vitesse de la jeune femme. Bon… Un restaurant… Une épicerie… Mmh… Je connais pas trop le coin. J’ai pas l’habitude d’y patrouiller, vu que l’administration semble préférer m’envoyer dans le quartier nord.

Quoiqu’il en soit ! Solution de secours. Je sors mon portable de ma poche et protège l’écran des gouttes autant que possible tout en recherchant un restaurant pas loin, pas trop cher et pas trop mal noté également.

Bien évidement, je tombe sur tout les restaurants gastronomiques du quartier sud, le genre d’endroit où il est nécessaire de faire un prêt et d’hypothéquer son logement pour pouvoir y manger. Ensuite, les restaurants moins étoilé, plus sympathique je trouve, mais malheureusement, aucun à proximité.

Vient enfin les fast-foods. Il y en avait un à quelques rues d’ici. Maintenant, fallait savoir si cela ne la dérangeait pas. Puis je dois dire qu’il commençait quand même à faire un peu faim et n’ayant pas vraiment la foi de me faire quelque chose en rentrant, ne sachant même pas ce que je pourrais me faire, un petit fast-food conviendrait.

« Y a un fast-food pas trop loin. Ça te va ou veux-tu qu’on cherche quelque chose d’autre ? »

N’empêche, je viens de remarquer, mais qu’est-ce qu’elle a à baisser la tête comme ça ? Meh… Pourquoi je continue de me poser des questions moi ? On fera ça plus tard.

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Mar 2 Mai - 5:33
Oku
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Tu attends une réponse, un signe, n’importe quoi.

Il se contente d’observer pour une très courte durée ta petite main qui s’était glissée sur ses vêtements humides – un problème qui ne semblait pas le déranger comme il te l’avait mentionné quelques instants plus tôt, puis, dans un élan assez froid, de se mettre à marcher. Tes phalanges se brûlent contre le tissu tandis qu’il entame le pas sous la pluie froide de cette nuit étrange. Ton cœur te fait étrangement mal. On aurait dit que quelque chose t’avait abandonné. Mais tu préférais croire que c’était cette friction sur le bout de tes doigts qui rendait le fond de ta poitrine anormalement vide. Tu le rejoins, marche à ses arrières tandis que tu recouvres ta chevelure blanchâtre de ton capuchon terne.

Vous ne parlez pas durant le trajet. C’est un long silence qui s’implante entre vos deux corps mouillés. Tu t’amuses parfois à synchroniser tes pas dans les siens en les faisant parfois disparaître ou même de claquer tes talons contre le parquet glissant. Le quartier s’illumine petit à petit et vous apercevez quelques autres figures humaines surgir sous cette température muqueuse. Préoccupée par les lampadaires des rues, tu ne remarques même pas qu’il ralentit le pas, occupé à mettre son nez devant un écran de portable. Tu ne fais que marcher, marcher et marcher jusqu’à ce que le courage de lui parler naisse en toi. Les mots se perdent dans ta gorge et les phrases ne font aucun sens dans ton esprit. Putain… Qu’est-ce qui te rendais si nerveuse ?

Absorbée dans tes pensées, tu ne remarques même pas qu’il s’arrête et tu fonces contre son dos large. Tu couines sous la collision tandis qu’il te demande :

- Y a un fast-food pas trop loin. Ça te va ou veux-tu qu’on cherche quelque chose d’autre ?

Ton premier réflexe est de lever un sourcil tandis que tu caresses ton nez engourdi par le choc de ton corps contre le sien. À l’instant où il te regarde dans les yeux, tu recules d’un pas en cachant tes petits miroirs sous ton capuchon. Tu analyses ce qu’il vient de te dire. Un fast-food ? Chercher quelque chose d’autre… ? Est-ce qu’il était en train de te proposer un… ? À cette idée, tu sens ton visage devenir si rouge que n’importe qui à quelques mètres de vous aurait pu remarquer sa pigmentation anormale.

- Non un fast-food c’est très bien ! Hurles-tu.

Énervée, tu le dépasses et te mets quasiment à courir en direction du restaurant. Tu n’as aucune idée s’il te suit et tu préfères attendre d’être à l’intérieur du bâtiment avant de t’attarder à son sujet. À l’abri des nuages gris, tu te mets à frotter tes joues à l’aide de tes paumes glacées. Te calmer, respirer… Mais qu’est-ce qui t’arrivait ? Tu n’avais pas l’habitude de réagir de la sorte.  C’était encore cet espèce de cri douteux de joie qui s’était glissé sur le bout de tes lèvres.

- P’tain calme-toi Sky, calme-toi.

Les mots sortent plus fort que tu ne le crois. Tu te retournes vivement avant de remarquer qu’il est là, les cheveux totalement trempés et son visage toujours aussi neutre, à tes arrières. Tu lui adresses un sourire timide. Quelles étaient les chances qu’il aille ouïe ton nom ? Tu croisais les doigts pour qu’il ne t’aille pas entendu délirer. Tu reposes ta concentration sur les panneaux illuminés du magasin, tous revêtus de boustifaille à l’allure grasse. Ton estomac grogne tandis que l’odeur de la friture s’imprègne sur ta peau. Nerveusement, tu observes chacun des plats avec leur prix. Outre les bouteilles d’eau, tu n’as pas les moyens de te servir de la nourriture. Tu mordilles le bout de ton pouce. Tu allais faire quoi ? Il était hors de question de reculer. Vous étiez là, tous les deux…

Tous les deux…

Tes joues explosent à nouveau. Tu fouilles violemment dans tes poches avant de ressortir une légère bourse dans laquelle se trouvait le restant de ton pognon. Tu présentes le petit sac ébène à l’officier avant de lancer :

- Est-ce qu’on peut partager quelque chose ?!

Tu as de la difficulté à retenir les mouvements saccadés de ton bras. Et c’était quoi l’idée de montrer sous les yeux du plus parfait inconnu la seule richesse que tu possédais ?!
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Mer 3 Mai - 11:11

With Sky L. Oku
Les jours de pluie, ne sont pas, pour la plupart, les jours les plus heureux de leurs vies. Ce n'est pas la même chose pour moi, mais chaque chose a une fin.

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Elle m’avait percuté lorsque j’avais ralenti pour la questionner pour le fast-food. Elle semblait avoir la tête ailleurs et lorsqu’elle entendit ma question, son visage tourna rapidement au rouge. La jeune femme me hurla au visage que c’était très bien, puis elle courut en direction de l’établissement.

Euh… Ok ? Je pense que je ne vais pas faire de commentaire là-dessus, sans doute qu’elle a ses raisons. Alors que je la rejoignais, j’entendis la jeune femme se parler à elle-même, se dire de se calmer avant de se retourner subitement lorsqu’elle réalisa qu’elle parlait sans doute plus fort qu’elle ne le croyait.

Sky, car cela semblait être son nom, m’adressa alors un sourire timide, sourire que je lui rendis, histoire d’essayer de la mettre en confiance, car elle me semblait assez sur les nerfs. Finalement, nos yeux se portèrent sur les panneaux affichant ce qui était servit ici.

Mmh… Tout ça commençais à me donner sérieusement faim. Je me grattais l’arrière de la tête, principalement pour dégager quelques mèches de cheveux qui faisaient glisser des gouttes le long de mon dos, ce qui était un peu dérangeant je l’avoue. Tandis que je réfléchissais à ce que j’allais prendre, la jeune femme farfouilla ses poches et sortit une petite bourse, elle me la tendit avant de me demander si on pouvait partager quelque chose.

« Ça dépend, tu as combien sur toi ? Au besoin, ça ne me dérange pas de payer ta part. »

Je l’avais aidé jusqu’ici, il n’y a pas de raison que je m’arrête maintenant.

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Jeu 11 Mai - 1:23
Oku
Sky L.
Lorsque ses lèvres s’étirent pour répondre à ton timide sourire, l’humidité, cette écume amère, densifie le poids de ton cœur. Tu eus l’impression que le relèvement de ses commissures avait eu le même impact que la toute première fois que l’on t’avait donné de la monnaie suite un échange de breloques usées.

Le véritable bonheur.

Un bonheur aveuglant et intimidant. La simple idée d’entrapercevoir à nouveau son sourire brouille tes pensées et comble ta faim. Lorsqu’il passe une main dans ses cheveux mouillés, tu ne peux t’empêcher de décortiquer chacun de ses mouvements. La moindre flexion de ses muscles et de ses respirations s’imprime dans tes souvenirs frais. Comme une chanson, ton esprit reconstitue chacune des particules mémorables de votre rencontre. En lui présentant ta bourse, son expression ne se meut pas. Il était toujours aussi calme.

- Ça dépend, tu as combien sur toi ? Au besoin, ça ne me dérange pas de payer part.

Tu n’avais rien. Les claquements des pièces dans la petite pochette étaient superficiels. Tu te sentis gênée de l’entendre proposer son aide à nouveau. Tu préféras longuement le fixer dans les yeux, lentement tendre le sac noirâtre jusqu’à le forcer à la tenir dans ses propres mains. Tu passes une main sous ta capuche avant de redresser le sac sur tes épaules.

- Moitié-moitié s’il te plait.

Tu le laisses glander devant les panneaux avant d’aller d’installer dans le coin du restaurant. La place est assez vide. Hormis ton sauveur, ta petite personne, un vieux couple, deux ou trois jeunes de votre âge et les employés font office de vie dans l’espace tâché de murs éclatants. Tu le vois s’avancer vers la caissière et marmonner sa commande. Tes vêtements toujours recouverts sur ta tête, tu te sens un peu jalouse du sourire franc qu’il adresse à l’employée. Rien de plus profond qu’un simple échange entre client et employé et pourtant…

Ce n’était pas comme si tu devais t’attarder à ce genre de détails. Tu avais tes qualités après tout. Marlène disait souvent que tes petites joues rosées faisaient ressortir des yeux pâles. Tes mèches laiteuses et tes racines trahissant le noir corbeau de ta réelle couleur de cheveux rendaient le bout de nez encore plus rond que ce qu’il ne l’était. Tu osais croire que c’était une glorification positive, mais parfois tu avais l’impression d’enlaidir plus les compliments s’étalonnaient.  

Tu le vois s’avancer avec un plateau entre ses mains. Tu te réinstalles nerveusement sur la chaise tout en prenant soin d’ajuster ton imperméable sur ta tête. Tu ne sais pas ce qu’il a choisi, s’il a décidé de ne prendre que des victuailles que pour sa propre personne mais cela ne t’empêche pas de dire :

- Merci.
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Sam 20 Mai - 11:47

With Sky L. Oku
Les jours de pluie, ne sont pas, pour la plupart, les jours les plus heureux de leurs vies. Ce n'est pas la même chose pour moi, mais chaque chose a une fin.

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La jeune femme me fixa longuement tout en tendant la bourse qui contenait ses économies, puis en replaçant son sac sur ses épaules, elle me demanda de faire cinquante-cinquante. Bien, si c’est ce qu’elle voulait. Récupérant le petit sac noir, je me dirigea vers la caisse afin passer commande tandis qu’elle alla s’installer dans un coin de la salle.

L’endroit été assez vide. Hormis elle, un couple de personnes âgées et deux-trois jeunes dispersés ici et là à travers la salle, les employés et moi, cela ne faisait pas beaucoup. L’ambiance me ferait presque penser à un film policier, lorsque deux collègues se retrouvent dans un restaurant pour discuter de leur enquête.

Mon esprit occupé à m’imaginer une scène de film policier, je revins à la réalité lorsque j’entendis la voix de la caissière. La saluant, je pris conscience que je n’avais pas demandé à la jeune femme ce qu’elle voulait. J’ai mal joué pour le coup.

Balayant rapidement les panneaux du regard, je me décida enfin à passer ma commande.

« Ahem… Je vais vous prendre deux menus standard, avec boisson et frite moyenne. »

Tapotant rapidement sur l’écran de sa caisse enregistreuse, la caissière m’annonça le prix et m’indiqua que la commande serait prête sous peu. Ouvrant la bourse que la jeune femme m’avait donnée, j’en observa le contenu et… Ça risque d’être compliqué de faire moitié-moitié avec ça. Bon… Et bien ça ne sera pas exactement cinquante-cinquante.

Arrondissant le prix grâce aux pièces que m’avait donné Sky, je pris le reste à ma charge. Me remerciant, la caissière me tendit le plateau contenant me commande. Lui souriant pour la remercier, je me dirigea ensuite vers la place qu’avait choisie la jeune femme. Arrivant à la table, je déposa la plateau entre nous.

« Je ne savais pas ce que tu voulais, donc j’ai pris un menu standard. J’espère que ça t’ira. »

La jeune femme me remercia, toujours caché sous son imperméable. Elle avait l’air assez tendue et l’atmosphère n’aida pas vraiment. Je déposa, avant d’oublier, le sac contenant ses économies à côté de sa commande avant de prendre la mienne.

« Et bien… Bon appétit. »

Et sur ce, j’attaque mon repas.

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