ruina imperii

printemps • eurycute
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Dim 12 Mar - 22:41
nettoyage. rangement. succession de pas désorientés dans un environnement trop grand pour une seule personne. si l'appartement n'a jamais paru aussi vide, c'est parce qu'il n'a jamais été aussi vide. les cartons ont laissé leur place à la poussière, la poussière s'est faite chasser par le balai. c'est comme si la routine qui s'était installée en quelques mois avait disparu en l'espace d'un instant. on dit que le printemps est synonyme de renouveau, de changement, qu'on profite de l'éclosion des bourgeons pour se donner une pseudo impression de mobilité. on a beau être pragmatique, non-croyant ou tout ce qu'il y a de plus lucide, on profite encore de cette tendance instinctive à chercher un peu d'air nouveau à cette période précise de l'année.

c'est concevable. c'est une belle occasion de faire une croix sur les échecs passés, de se tourner un peu vers l'avenir quand le passé est trop mauvais pour être regardé dans les yeux. si isaac a rangé tout ce bazar aujourd'hui, si il s'est débarrassé des vieux cartons, qu'il a réaménagé le salon et qu'il a donné un coup de neuf au mobilier, c'est bien parce qu'il était chargé de mauvais souvenirs. il se demande pourtant à raison si ça suffira à fuir l'odieuse réalité qui fait la force des choses. si il doit changer, c'est parce que leur quotidien a été chamboulé en un instant. quoi qu'il en soit, même si le fond du problème ne change pas, qu'un visage se succède simplement à un autre, il profite de l'instant pour se donner l'impression de ne pas stagner. le salon n'a jamais été aussi rangé, la cuisine n'a jamais été aussi propre. la chambre n'a jamais été en désordre. les lumières incandescentes illuminent tout ce bel ordre au cœur du chaos d'empyrean, comme pour annoncer l'inauguration d'un nouveau train de vie.

la nuit tombe déjà.

et donc il s'installe. il se pose sur sa chaise de bureau, au cœur du salon. un peu à côté du grand canapé et de la télévision, à quelques mètres de la porte et de l'entrée de la cuisine. il fixe le corridor d'un air vague, un peu endormi après des heures et des heures à s'être plongé dans le ménage. il se demande combien de temps il va encore attendre, ou à quoi ressemble la jeune femme qui l'accompagnera pour ses prochaines missions. il a bien vu son visage, mais ce qui lui importe, c'est la personnalité. le ton avec lequel elle s'adressera à lui, comment elle le regardera. il l'a appris à ses dépens : ces détails pèsent plus qu'il n'y parait. ses doigts se promènent sur le bureau. il n'a pas envie d'écrire, pas envie de jouer, juste cet insatiable désir de savoir à quoi va ressembler son quotidien dans un avenir proche.
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Dim 12 Mar - 23:11
printemps
j'étais de ces personnes qui n'aimaient pas vivre à plusieurs, surtout avec un parfait inconnu
j'étais de ces personnes qui aimaient se prélasser, être autodidacte et ne pas devoir suivre un rythme imposé
et dieu savait à quel point je détestais les ordres
et pourtant il me semble que je n'avais pas le choix ; alors j'avais rempli mes valises de vêtements, de robes, de chaussures et de livres et j'étais venue jusqu'ici en taxi
j'avais revêtue de ces robes qui trompaient ; qui retombaient avec légèreté autour de mes jambes, des collants qui se déchirent et des ballerines sages
les cheveux tressés, un bouquet de fleur coincé soigneusement dans la poignée d'une des valises
et déjà c'était étrange, car normalement je n'avais pas le droit de sortir jusqu'à cette heure j'étais déjà en train de prendre le dîner et c'était dépaysant vraiment
je n'étais pas inquiète concernant votre identité
car je ne m'inquiétais de rien après tout ; les autres le faisaient bien à ma place
le chauffeur avait pris la peine de m'aider à déplacer deux de mes valises jusqu'à le devant de l'immeuble je le remerciais d'un sourire ma foi agréable
et me voilà, là en face de cet interphone j'effleure du bout des doigts les différents noms de famille avant d'appuyer sur un unique
((hawkins))
et dès que la lumière s'allumait je parlais de cette voix excessivement sucrée que j'affectionnais tant
bonsoir, c'est eurydice nicolas. si vous auriez l'obligeance de m'aider à monter mes valises, cela serait aimable. merci.
j'effleurais du regard le bouquet jusqu'à là intact, sans une once d'empressement
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Dim 12 Mar - 23:48
beep. l'interphone sonne comme un glas. il met sans doute fin à une courte période de vie en solitaire. le garçon se redresse, le pas rapide. il file jusqu'à la petite console et presse le bouton gris. un son s'échappe comme par magie, une voix mielleuse qu'il n'arrive pas à reconnaître. c'est bien normal ; si c'est elle, ils ne se sont jamais adressés la parole. il écoute. il prend note. il acquiesce poliment, juge la demande légitime. le garçon ferme la connexion et marche jusqu'à la porte d'entrée. il éteint les lumières, vérifie une dernière fois que rien n'est en désordre et verrouille l'appartement. il emprunte l'ascenseur à vitres de verre, son principal moyen de transport et la façon la plus rapide d'atteindre le sommet de l'immeuble. pour un bâtiment de cette taille, atteindre le rez-de-chaussée depuis l'étage le plus haut prend bien deux minutes. isaac patiente comme un impatient, il promène son regard aux quatre coins de la ville depuis la vue imprenable que lui offre l'élévateur. il se surprend même à deviner quelle sera la première expression de sa partenaire.

il arrive en bas. pass en main, le garçon vient ouvrir la grande porte coulissante qui le sépare de l'extérieur. il laisse la jeune femme entrer dans le hall, l'aide à poser ses valises à quelques mètres de là. tout va très vite, ses mouvements sont méthodiques et sa pensée se consacre à ses gestes. arrive enfin le moment du silence, le calme subtil qui porte les salutations. le jeune homme s'arrête un moment, le dos droit. il regarde l'inconnue en prenant soin de masquer l'intégralité de son intérêt, car ça serait déplacé et superflu de lui témoigner une trop grande sollicitude. il incline seulement la tête, pense à deux fois à sa réplique. on lui a demandé de se malmener pour s'entendre le mieux possible avec son initiator, on lui a rabâché maintes et maintes fois que le mental prévaut sur les capacités physiques. il écoute. il n'aime pas cela, il lâche simplement une de ces formules passe-partout qui font le bonheur des introvertis. «ravi de te rencontrer. tu peux m'appeler isaac» il ne le voit pas, elle ne voit pas, mais il grimace. «le voyage s'est bien passé ?» et il empoigne les deux grandes valises à pleines mains.
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Lun 13 Mar - 19:53
printemps
moi, je n'ai pas honte d'appuyer mon regard de haut en bas de m'empresser de découvrir un peu plus chaque détail qui vous constitue après que j'ai pris un de mes bagages et vous les deux autres
il y'a un temps oui ; un silence qui ne me dérange pas car je m'adapte à ce dernier  
mon éducation me fait tiquer au tutoiement et j'hausse deux sourcils curieux
enchantée eurydice pour moi.
la stupidité de la question m'arrache un sourire et je marche à la suite m'arrête à l'ascenseur, j'appuie sur le bouton avant de répondre toujours tendre trop trop sûrement
si je suis entière, j'en déduis que oui. je dois te tutoyer ?
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Lun 13 Mar - 20:21
«on m'a dit que c'était mieux» il tourne cette fois-ci le dos au panorama étincelant qui défile en arrière-plan «mais on peut toujours se vouvoyer si ça te pose problème». comme prévu, sa réplique pré-emballée n'est pas un franc et succès et il en vient même à regretter de s'être laissé aller à une phrase aussi bateau. il oublie néanmoins sa peine en promenant son regard sur les valises qu'il a déposé le temps de la montée. elles étaient assez lourdes. prévisible pour un nouvel emménagement. quoi qu'il en soit, le temps passe lentement. trop lentement. isaac est un peu tendu de cette situation qu'il avait malgré tout imaginé à l'avance, il se demande si il devrait entamer la conversation ou simplement se taire jusqu'à ce qu'ils arrivent à l'appartement. il a l'impression qu'on l'a forcé à sympathiser pour les bienfaits de la société et que maintenant il se sent bridé par toutes ces obligations qui parasitent le dialogue. c'est juste son imagination ?

un ding retentit. dieu merci, ils sont arrivés. le garçon serre les bagages et pousse la porte pour atteindre le couloir. il interpelle la belle inconnue d'un «par ici» le menton pointé vers les portes de droite. il n'y a pas beaucoup d'appartements par étage dans cet immeuble, la plupart sont aussi spacieux que luxueux et peu peuvent s'offrir un tel confort. à part les fonctionnaires performants de la société civile. il marche, il marche. il a l'impression de fuir sa futur partenaire comme une tâche dont on ne voudrait s'occuper qu'à la dernière minute. pourtant, elle a l'air gentille. pourtant, elle est jolie. pourtant, ce n'est qu'une enfant maudite. c'est peut-être ça, le problème, parce que faire le premier pas, c'est ouvrir la porte à un avenir incertain. mais il n'a pas le choix.

il se pose devant l'entrée, laisse les valises. isaac presse son pass contre la reconnaissance électronique et entre-ouvre la grande porte. il fait signe à la jeune femme d'entrer la première «tu peux y aller, ton pass est sur la table basse». il entre après elle et pose sa veste sur le porte-manteau, laisse ses chaussures près du paillasson et lâche son pass sur le comptoir de la cuisine. il a beau fuir, c'est son domicile et il va bien falloir qu'ils mettent les choses au point. «ça te dérange si je te pose des questions ? il faudrait qu'on fasse un briefing. j'ai assez peu d'informations sur toi et j'aimerais être au point pour les prochaines missions» il penche légèrement la tête «d'autant plus qu'il faut qu'on délimite l'espace de vie» et se dirige vers le canapé.

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Dim 19 Mar - 16:35
printemps
non non, ça ne me pose pas de problèmes.
je m'adapte ; c'est la base principale de la courtoisie de la politesse
surtout que, je venais plus chez toi que chez moi n'est-ce pas
les portes de l'ascenseur s'ouvrent après le silence et je reprends ma marche te suivant difficilement ; pourquoi vas-tu si vite, isaac
tu ne me regardes pas et c'en est presque attristant mais au fond
ça me convient
ça me relègue au rôle de spectatrice celui qui me sied si bien
j'opine brièvement aux deux mots, entre avant toi et te remercie d'un merci. à peine murmuré laissant les valises à l'entrée aussi gardant toutefois mes chaussures
d'une œillade experte je viens détailler l'appartement si morne si triste
les talons de mes ballerines claquent contre le sol quand je m'approche de la table basse je me penche attrape et observe un instant le pass avant de mêler mes lèvres dans un sourire léger
je te laisse approcher quand tu me demandes si tu peux me poser mes questions et je laisse échapper un rire excessivement fluet
tu viens de m'en poser une, de question. excuse-moi, j'ai encore quelques affaires à aller chercher. je vais en profiter pour voir si mon pass marche.
je m'enfuis vers la porte de sortie et reprends l'ascenseur ; le temps coule et c'est si lent
je remets bien ma sacoche et me presse jusqu'à la sortie où le chauffeur m'attend
je chercher dans ma sacoche sans me presser pour autant et vient lui déposer un billet de dix empyros dans la main
récupérant ma chatte qui miaule et la dernière petite valise
je lui souris et refais chemin inverse
encore quelques minutes pour remonter jamais dans la vitesse toujours prendre son temps mon pass marche visiblement et je rentre à nouveau dans l'appartement refermant la porte
et sucre ne cesse de miauler
j'ai un chat, j'espère que ça ne te dérange pas.
je viens ouvrir la porte de sa cage la saisissant dans mes bras tu sais c'est de ces chats racés nommés sacré de birmanie
elle se nomme sucre.
et je m'approche un sourire d'ingénue gravé sur mon minois viens me poser à tes côtés
voilà je suis tout à toi, qu'entends-tu par délimiter l'espace de vie ?
et je garde l'animal contre moi qui s'amuse (qu'elle est stupide) avec les mèches de mes cheveux qui bougent au rythme de ma tête
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Dim 19 Mar - 17:34
ah d'accord. isaac se retrouve tout seul, planté au beau milieu de son appartement en regardant la porte. il y a eu formule de politesse, mais côté manières il a connu mieux. est-ce qu'il aurait découvert un nouveau type d'individu ? une version inversée du phénomène lucia qui cache sa mesquinerie derrière de belles paroles. peut-être pas à ce point, mais il ne s'attendait certainement pas à ce qu'elle s'enfuie de cette façon de son nouveau domicile. l'année risque d'être longue dans ces conditions. lâchant un long soupirant, il va s'installer dans le canapé et croise les bras en s'enfonçant dans un coussin. il ferait mieux d'arrêter d'être quelqu'un d'autre. il devrait se comporter tel qu'il est, plutôt que faire des courbettes et se retrouver dans cette situation un chouia contraignante.

oui, il va faire comme ça. il fronce les sourcils et lance la télécommande à l'autre bout du canapé. quelques petites minutes s'écoulent et la jeune femme rentre à nouveau dans l'appartement. avec un animal cette fois. mais qui est l'animale, celle qui miaule ou celle qui part la queue entre les jambes ? pas de place pour la rancune dans la société civile. il n'est pas comme ça, de toute manière. il efface les vilaines pensées de son esprit et se décale un peu. quand elle lui pose une question rhétorique, le garçon répond d'un simple «ça ne me dérange pas tant qu'elle est éduquée» et attrape un stylo qu'il avait posé là une bonne heure plus tôt. elle s'installe finalement. elle aurait dû lui dire qu'elle avait encore besoin de bras plutôt que de s’éclipser comme ça.

«je n'ai qu'un lit deux places. même si ça marchait jusqu'ici, les conditions ont changées et il va falloir me dire où tu veux dormir ; canapé ou chambre ?» ce n'est pas comme si le sofa n'était pas confortable, au contraire. c'est un des meilleurs du marché et il l'a précisément commandé à la société civile parce qu'il pouvait dépanner dans certaines situations. la plupart des gens ne s'en sont jamais plaint en tout cas. «j'ai besoin de savoir tes horaires de salle de bain aussi, je n'ai pas envie d'entrer alors que tu prends ta douche» il fait glisser son stylo entre ses doigts, c'est un bon moyen pour lui de se concentrer. «j'ai énormément de choses à te demander, mais on va commencer par là. c'est quand même la base de la vie en communauté» parce qu'il va avoir besoin d'explications claires et qu'il n'a pas l'intention de laisser cet appartement devenir un chaos.

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Ven 24 Mar - 0:14
printemps
mes mains caressent et viennent flatter le pelage d'argent de mon chat pendant que tu me parles ; une moue d'indécision vient se dessiner et je me demande si je me dois d'être polie
et une désillusion me frappe, tu ne le serais pas non
chambre.
simplement, car je préfère le confort et que j'en ai que faire du tien et que je suis curieuse de ta future réaction
et à nouveau je réponds clairement chassant d'un mouvement de tête mes cheveux en arrière
sept heure le matin, vingt et une heure le soir avant d'aller me reposer.
et à nouveau tu précises que tu auras des questions par dizaines et je viens te couper d'un sourire excessivement mielleux excessivement sucré
c'est plutôt malpoli de poser tant de questions ma foi.
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Ven 24 Mar - 11:03
le garçon note tout ça dans sa tête avec un hochement de tête. il ne fait pas mine de réagir, car il n'a tout simplement pas de réaction à donner. il se doutait bien qu'elle choisirait la chambre, n'importe qui d'attaché au confort d'un lit aurait fais la même chose. il devra simplement déménager quelques affaires pour ne pas qu'ils s'emmêlent les pinceaux. isaac s'interroge toutefois sur les heures communiquées par sa partenaire ; est-ce que ça veut dire qu'elle passe deux fois par jour à la salle de bain ? peut-être qu'elle change d'heure selon son humeur de la journée ? ce n'est pas simple. elle lui donne l'impression d'une petite princesse de la bourgeoisie qui débarquerait dans la classe moyenne sans changer ses habitudes.

à nouveau, elle le provoque. le brun commence à comprendre son mode de fonctionnement. c'est sûrement comme ça qu'elle est, même si ces remarques n'ont pas l'air forcément agressives. il n'empêche qu'elle a raison dans une certaine mesure. elle oublie simplement qu'ils sont là pour le travail, et qu'il ne pose pas toutes ces questions pour sympathiser. il l'interroge pour qu'ils soient au point lors de la prochaine mission, c'est trop demander ? il a assez souffert du manque d'information ces derniers mois. il fixe eurydice et fronce les sourcils «en temps normal, oui. mais tu es mon initiator à présent, je ne te demande pas tout ça par gaieté de cœur. tout ce que je sais c'est ton nom, celui de ton chat et ton type de gastrea» et son caractère un peu douteux «si tu ne veux pas interagir, tu peux toujours me préparer un dossier complet sur toi cela dit» et il se lève pour aller à la cuisine. il appuie sur un gros bouton pour mettre en route la machine à café, l'air un peu contrarié. le garçon a beau suivre les ordres de la société civile, il n'aime pas leur façon de forcer les relations de cette manière. en temps normal, ça se serait sûrement mieux passé. quoi que.. ?

il attrape une tasse et jette un œil vers le canapé «tu veux quelque chose ?» avant d'en attraper une deuxième au cas où. il se demande comment il devrait se comporter à présent, surtout qu'il a dû lui sembler assez froid avec sa réplique précédente. quoi qu'il en soit, il laisse la machine tourner et se dirige vers la chambre pour y récupérer son ordinateur. «on va s'arrêter là pour aujourd'hui, tu peux aller t'installer. la pièce est libre de toute façon, j'ai rangé avant que tu n'arrives. j’appellerai un restaurant dans une bonne heure pour qu'on se fasse livrer, donc tu sortiras d'ici là pour me dire ce que tu veux» il pose son outil de travail sur la table du salon et rentre ses logs. il a beau se le répéter, ça ne change pas ; il ne comprend pas les femmes et encore moins les enfant maudites. peut-être devrait-il en parler à donovan pour avoir des conseils ?

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Sam 25 Mar - 1:24
printemps
tes sourcils se froncent et je dessine une petite moue ; c'est donc par obligation et non pas par curiosité
c'est une terrible erreur, de croire être intéressante
j’avais oublié à quel point mes couleurs étaient si pâles, si peu distinctes qu'il fallait me questionner pour les deviner
préparer un dossier c'est
tellement impersonnel
juste à titre informatif sans intérêt
ce que je veux, c'est des réponses moi aussi.
je me dis souvent que je devrais apprendre à juste rester derrière mes petites jumelles et contempler le monde de loin, ne pas m'y aventurer
mais c'est père qui a voulu que je fasse cette mission qu'être ton initiator, alors je dois respecter cette décision et le faire jusqu'au bout
tu me poses une question et je ne réponds pas ; tu continues alors à parler et
excuse-moi de mon indélicatesse, ce n'est pas correct de s'imposer ainsi ; je vais prendre le canapé.
tu te rassieds et je lâche sucre qui vient se frotter à tes jambes je la scrute d'une oeillade discrète reprenant avec un sourire un peu forcé un peu pour faire plaisir un peu pour faire croire que tout va bien
comme tu le sais, je suis une infectée de type baleine, j'ai dix-huit ans. mon cri est ma seule arme à vrai dire, je sais me servir d'une arme à feu mais cela me déplaît de le faire. tu es mon premier promoter donc si tu veux bien m'excuser de mes futures erreurs.
le respect se ressentait dans tout ce qui était humble alors j'en use sans remords non
qu'est-ce que j'ai à savoir sur toi ?
mes prunelles sont attirées par l'écran que je fixe
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Sam 25 Mar - 1:55
il s'arrête un instant. isaac ne s'attendait pas à un tel revirement de caractère, il voyait la jeune femme plus butée que ça et pensait bien qu'ils auraient à gérer la cohabitation sans compromis. mais pour cette fois, c'est lui qui passe pour l'élément perturbateur. il saisit sa tasse encore chaude et vient se poser sur le canapé avec un air un peu honteux. il devrait peut-être revenir sur son jugement ? c'est la moindre des choses après tout ça. il se mord discrètement la lèvre et souffle un «tu n'es pas obligée» embarrassé. quoi qu'il en soit si il remarque qu'elle a mal dormi le lendemain, il lui proposera d'échanger.

il prend une gorgée de café, il hoche la tête à plusieurs reprises pour soutenir les dires de la jeune femme. c'est un peu original comme style d'opération mais il fera avec ; c'est aussi son rôle de s'adapter à son initiator après tout. puis vient son tour. il se dit qu'il pourrait être un peu plus honnête que la norme avec elle, que tant qu'il gardera la distance qu'il faut il n'aura aucune raison de s'inquiéter. si il y a bien une personne à qui il doit parler à empyrean c'est bien elle, pas parce que la société civile le demande, mais bien parce que la cohésion de leur duo en a besoin. et c'est un juste retour des choses.

il s'enfonce dans le canapé.

«j'ai vingt-deux ans, j'utilise principalement une carabine et une arme de poing. j'opère à distance moyenne en tant que soutien et je coordonne les mouvements sur le champ de bataille. ça, c'est la description officielle. j'ai déjà eu un partenaire auparavant, mais il est décédé. je ne vais pas te mentir, c'était en grande partie de ma faute et plus précisément à cause du rapport que j'entretenais avec lui. et j'ai beau être ton premier promoter, tu m'as l'air plus maline que je ne l'étais. tu réussiras sûrement mieux que moi» ses yeux se perdent un peu dans le vague de l'appartement. il déverse ces mots avec une pointe d'amertume, tout ça s'est passé très récemment et il a encore du mal à digérer ses erreurs passées. plutôt que de cacher sa honte, il préfère encore mettre les choses au clair pour que ça ne se répète pas. eurydice est un semblant de princesse, et c'est précisément pour cette raison que ça n'arrivera pas.

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Sam 1 Avr - 1:18
printemps
elle aimerait te dire qu'on n'est obligés de rien au fond qu'on fait bien ce qu'on veut si on n'a pas peur du jugement d'être égoïste ;
mais elle se tait
et voilà que tu te présentes la blonde hoche de la caboche en rythme intéressée interloquée jamais repue de détails tu sais tout l'intéresse tout rend sa vie un peu moins morose a ses yeux
elle
a
besoin de savoir
tu veux en parler ?
c'est égoïste comme question tu sais elle veut juste s'abreuver de ton drame de ton histoire elle vient déposer avec une infime délicatesse sa main sur ton bras hausse un sourire avec un sourire excessivement doux
elle se perche sur son piédestal de spectatrice et quelque chose dans son regard s'illumine parce qu'elle l'espère l'avoir sa petite histoire un peu triste la mort d'un être cher sans doute qu'elle pense qu'elle pourra vibrer quand tu conteras ce terrible décès

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Sam 1 Avr - 23:51
isaac lève le menton. son regard glisse du bras d'eurydice jusqu'à ses prunelles. ce même regard qui happe son attention sans la moindre délicatesse. qui capture ses yeux comme il saisirait un papillon au creux de ses mains. c'est tout de suite plus clair comme ça. voilà bien longtemps qu'il contemple le monde au travers d'une vision qui n'est pas la sienne, qu'il a délaissé l'empirisme pour s'inspirer de ses propres créations. il voit la jeune femme contre une de ces traces d'encre virtuelle qu'il a jadis assemblées pour créer un simulacre de personne. jeanne ? ou peut-être marie. c'était bien marie, cette princesse qui s'abreuvait du vécu des autres pour se donner un sens. si il avait su dessiner, il lui aurait donné ce même regard. cette grandiose imposture. il ne peut plus décrocher ses yeux des siens. et un sourire instinctif se dessine sur son visage. s'il l'avait appris d'une tout autre manière, peut-être se serait-il renfermé pour couper court à cette mascarade. mais elle était trop réelle pour ne pas l'intéresser, n'est-ce pas ? elle était comme l'incarnation de ce qu'il avait pensé. tout droit sortie de son imagination. et il se surprend à penser eurydice, es-tu mon héroïne ? la morne princesse du palais aux pendus. j'ai mis tellement de cœur à l'ouvrage pour te donner une âme comme si il attendait désormais qu'elle soit à la hauteur de sa plume.  

mais le temps s'égraine. elle attend une réponse pour s'abreuver, il ne peut pas s'émerveiller éternellement de cette coïncidence fortuite. et de la même façon il souhaite la tester. ces longues secondes à abuser du regard de la jeune femme se terminent sur un raclement de gorge. isaac pousse un faux soupir «pourquoi pas. ce n'était pas une relation très importante pour moi, mais pour lui si. il m'aimait bien plus que de raison et a fini par en perdre la tête. pendant une mission, il a voulu privilégier ma sécurité à la sienne pour me sortir d'un mauvais pas. il a cependant mal évalué son mouvement et a été tué sur le coup. ironie du sort, j'ai pu m'en sortir indemne grâce à lui» et ses yeux la défient «je m'étais trop rapproché de thomas, voilà mon échec». si il ne se trompe pas, et il est certain de ne pas se tromper sur son compte, elle sera à moitié-rassasiée par ce conte. parce qu'il n'éprouve pas réelle culpabilité. parce qu'il ne trouve en cet échec que l'amertume d'une mission qui n'a pas été menée à bien. il aurait bien évidemment préféré que son partenaire reste en vie, mais la dure réalité il l'a apprise il y a de ça bien des années. il n'est pas à une mort près. peut-être eurydice le rejoindra t-elle un jour ?

dommage pour elle. la jeune femme est entrée dans son monde sans le savoir. elle a déclenché ce sinistre côté de sa personnalité qui le pousse à être une autre personne. ou à être lui-même ? des détails sur lesquels isaac ne s'interroge plus depuis des lustres pour ne pas ré-ouvrir de vieilles blessures. il fait inconsciemment de sa partenaire son jouet pour mieux apprendre à la connaître. pour déceler les similitudes qui pourraient coller avec sa bonne vieille marie. «et toi, eurydice ?» il prend la main qui s'était insidieusement posée sur son bras «qu'est-ce que tu ferais si tu avais une décision importante à prendre ? tu pourrais sacrifier ton partenaire, continuer la mission ? les solutions sont nombreuses et variées en général» et fronce légèrement les sourcils «des questions comme celle-ci se poseront très vite à toi lors des missions. et à ce moment là, il ne faudra pas se faire dessus. tu crois en être capable ?» car oui le monde se montre souvent cru et injuste.
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Dim 2 Avr - 0:47
printemps
eurydice s'impatiente toujours avec le plus grand des calmes
cette lueur d'attention qui faisait vivre ses prunelles grises
tu maintiens son regard et elle reste immobile cherche ton sourire sans y répondre serre sa main autour de ton bras
et dans ton discours il manquait quelque chose définitivement
quelque chose qui la tracassait et qui la tiraillait instaurait en elle un terrible sentiment de non-sécurité
tu ne t'attaches pas
et ça lui fait mal en quelque sorte ça la déçoit
peut-être qu'elle espérait une relation fusionnelle et surtout les sentiments ne chaviraient pas assez ton minois
un peu de déception peut-être qui se reflète sur ses traits à elle car elle qui pensait pouvoir être actrice elle se rend compte que tu ne voudras plus jouer avec elle
((l'enfant cruelle la petite reine réclame plus))
tu poses tes questions et ta main vient saisir la sienne ; ses doigts se referment stupide enfant en manque d'affection
elle les resserre et se promet de venger la mort inutile de thomas
il
voulait
juste un peu de ton regard un sourire en plus peut-être de la reconnaissance et toi toi même maintenant qu'il a perdu sa vie pour toi tu t'en fous et ça lui fait mal
elle veut te faire regretter elle veut être la belle vengeresse de ces épopées
alors elle se dit que tout d'abord
elle va te charmer te laisser succomber te faire tomber dans ses bras
car elle refuse d'etre marionnette soldate entre tes doigts
et qu'elle avisera ensuite et que ça sera une sécurité pour la suite car si tu l'aimes elle pourra combattre l'âme en paix elle sera persuadée que tu la défendras non
je n'en sais rien. je suis souvent dictée par mes envies et mes ressentis tu sais. je suis trop égoïste pour sauver quelqu'un qui m'indiffère, donc tout dépendra du lien qu'on entretient disons. et toi, pour moi isaac ?
toujours ce sourire faux ce sourire trop doux (venimeux) pour être vrai qui colle à sa bouille d'ange aux boucles d'or
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Dim 2 Avr - 12:23
un lien. qu'est-ce qu'un lien si ce n'est qu'une corde tendue qui n'aspire qu'à se fendre. ceux qui en ont jadis possédé savent qu'ils ne sont jamais acquis pour toujours, qu'ils portent les mensonges d'une utopie qui finira bien par se briser en mille parcelles de regret. pour isaac cette réponse sonne comme une demande et une reproche. elle lui murmure qu'elle le laissera se vider de son sang si ils n'entretiennent pas quelque chose d'authentique. d'une certaine façon elle veut s'enfermer dans son cœur pour être sûre que le danger n'entrera jamais, qu'une fois importante à ses yeux il devra s'enchaîner à sa sauvegarde comme si elle était vitale pour lui. ça aussi c'est une imposture. une comédie à grande échelle qui pousse l'homme à se rassembler depuis la nuit des temps. ils pensent qu'ils seront à l'abri du malheur en s'abritant dans des relations et des sentiments. ils sous-estiment le cœur changeant et souffrent finalement de leur impotence.

eurydice ne se rend pas compte qu'elle risquera tout tant qu'elle se basera sur des concepts aussi aléatoires que les sentiments humains. «je ferai mon devoir» il lâche finalement sa main «j'agis pour le succès de la mission. mais je n'ai pas pour but de laisser mourir mes camarades sous prétexte que l'objectif est plus important. d'un point de vue pragmatique il est plus efficace de garantir la sécurité de ses forces» puis lève les yeux au plafond «alors je suppose que je te protégerai tant que tu ne feras pas les mêmes erreurs que mon précédent partenaire». et en disant cela il se protège lui-même. lui le sergent hawkins qui a peur des relations comme du croquemitaine. par lâcheté. il préfère l'observer comme s'il contemplait sa page blanche en rêve d'inspiration. il préfère la regarder comme ce qu'il n'aura et ne désirera plus jamais. faire son devoir. continuer à marcher et ne jamais s'arrêter. isaac reste fidèle à ces résolutions contre-natures malgré ce cœur qui bat.

mais malgré tout il a envie de relever le défi. il veut se contredire à nouveau et tout risquer. il saisit encore une fois son regard. il veut lui intimer vas-y creuse ce lien eurydice. montre-moi jusqu'où tu es prête à aller pour survivre dans ce monde pourri. il jouera le jeu et résistera autant qu'il est capable de résister. il continuera comme toujours de contredire ses propres émotions pour garder la face. de toute façon il connait déjà la fin de cette histoire mais que lui reste t-il à part cette boucle tordue ? il n'est qu'un vide qui aspire à être comblé. en cela ils sont similaires.

il sourit. un sourire léger et simple. mais malsain si on regarde par-delà le mur. «on verra bien, non ? on pourrait commencer par t'installer. je vais t'aider à ranger tes affaires, si tu as des livres tu peux utiliser ma bibliothèque dans la chambre» jusqu'à ce qu'à nouveau la mort les sépare.
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Mar 4 Avr - 1:34
printemps
constant sourire qui refuse de s'affairer ses mains viennent se loger sur ses cuisses sagement
il y'a un éclat de joie d'un intérêt vivace qui se loge en elle quand ta voix annonce que la survie de tes coéquipiers demeurent importe
mais
il s'en va dès à présent balayé
par ce qui suit ; c'est juste pragmatique hein elle rêvait alors en imaginant que tu étais un peu plus humain que tout ce que tu laisses paraître plus que ça plus que tout plus qu'eux
mais non tu es vide et elle a envie de savoir de bouffer tous les détails trépidants de ton histoire ceux qui ont forgé ton insensibilité que la gamine espère apparente
et elle se dit que c'est un peu triste car ça serait son genre de se jeter pour sauver une vie que c'est un peu triste car pour une fois elle ne réagirait même pas avant de le faire
vos regards restent figés entre eux elle se sent si vide si quiète si peu atteinte physiquement par toutes ces émotions eurydice était forte pour ça cacher ses moues comme ses sourires comme ses rires
jamais
elle
ne cesse de sourire
et toi aussi tu t'y mets, triste discussion muette figée par l'ombre d'une demi-lune sur vos lèvres qui ne veut rien dire
on verra bien, oui
elle reprend contenance joue encore avec ses cheveux (drôle de manie) avant de se lever lissant du plat de ses paumes sa robe au tissu maintenant un peu froissé
on verra bien, oui. je doute qu'une simple bibliothèque suffise pour ranger tous mes livres.
elle aime le papier qui se froisse entre ses doigts et très peu les écrans ((elle trouve qu'il y'en a trop partout tu sais))
tout est rangé dans des multiples valises car elle déteste les cartons les cartons ont le goût du changement et et
elle est si bien, dans sa petite bulle
une observation brève des bagages et elle voit les fleurs qui faneront bien un jour
elle s'approche de ces dernières s'en saisit et hésite un instant
l'enfant a cette pudeur la timidité de se laisser aller dans un drôle de moment d'humilité en offrant un cadeau une offrande
ça lui a fait plaisir de choisir ce bouquet tu sais la couleur de ces fleurs mais l'offrir à toi juste après cette conversation tumultueuse
elle souffle ces avec neutralité comme si comme si rien ne l'affectait
en remerciement pour l'accueil. je te suis pour que tu me fasses visiter.
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Mar 4 Avr - 16:27
«on t'en achètera une deuxième alors» il dit ça comme ça tout en ayant conscience que c'est une sorte de promesse. un bond dans le futur. il s'est déjà préparé à vivre avec elle le plus longtemps possible. n'est-ce pas un lien en soi ? ce n'est pourtant pas ce genre de lien dont il voulait parler. mais malgré tout on a beau fuir le naturel il revient toujours au galop. il pourra bien s'amuser à fermer son cœur et à jouer l'observateur avec cette eurydice, c'est quand même sa partenaire. ça ne peut pas changer. ils partageront forcément des choses ensemble. il a au moins le mérite d'avoir mis un peu d'ordre dans sa tête avec cette discussion, il a pu cerner qui était cette jeune femme aux allures de princesse. qu'est-ce qui se cache derrière ce faux sourire. ce n'est là que suppositions et probabilités mais pour connaître les déviances d'autrui son instinct n'a pas son pareil. il n'est lui-même que pêché.

et il se lève. il accepte ces fleurs de courtoisie d'un geste machinal. combien de fois a t-il répété cet usage ? des fleurs pour le remercier. des fleurs pour le séduire. des fleurs pour le deuil. il a l'impression qu'on peut tout résoudre avec des plantes et qu'un monde fleuri n'est qu'utopie. mais c'est eurydice cette fois, ce n'est pas elle ou lui, ce n'est pas tout le monde. ce n'est plus tout le monde. alors il décide d'agir sans oublier tout ce qu'il a songé pendant ces dernières minutes et ne lui répond pas avec un sourire. «merci, elles iront bien près du piano. je vais les mettre en pot» mais plutôt avec une sincérité inattendue. lui qui a le goût du pragmatisme il n'est pas déçu, il tirera bien quelque chose de ce cadeau. il joue le jeu de l'inconstance.

il revient en deux temps trois mouvements et montre la première porte «là c'est la salle d'entraînement» puis décale son doigt «là c'est la salle de bain, qui est également reliée à la chambre» et désigne la troisième «et là c'est la chambre». il penche un peu la tête «il y a aussi le balcon juste ici, et les toilettes près de l'entrée». ce n'est pas un château mais l'appartement a le mérite et la chance d'être assez spacieux pour deux personnes. bien qu'il y manque une chambre. il fait signe à la jeune femme de venir et va d'ailleurs ouvrir la porte pour montrer la bibliothèque «tu peux déjà prendre tout cet espace, j'ai fais de la place au cas où» mais remarque ses propres bouquins sont là et que ça pourrait faire narcissique. mais où est-ce qu'il pourrait les mettre sinon ? tant pis. et puis rien n'indique qu'elle pourrait le connaître de toute façon. il y a d'autres auteurs à empyrean.
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Mar 4 Avr - 17:21
printemps
c'était
trop facile pour elle on achetait tout pour convenir à ses pieds de muse lui arracher un sourire ou un soupir de satisfaction
c'était trop facile
mais elle ne s'en plaignait pas elle petite princesse ça lui allait parfaitement cette situation
les fleurs changent de mains et elle attend ta réaction d'un regard en coin pas de sourire mais ça lui va tout lui va après tout et elle retient un ricanement moqueur ouais quand tu dis que
tu vas mettre le bouquet et pot
elle ne dit rien opine légèrement t'écoute quand tu lui montres les différentes pièces
suit sans rechigner dans la chambre et jette un coup d’œil inquisiteur à la bibliothèque
un haussement de sourcils se dessine sur ses traits habituellement doucereusement arrondis une moue surprise et elle vient se saisir d'un des ouvrages le regardant sous toutes ses coutures
je ne pensais pas que tu lisais ce genre de livres. tu as pensé quoi de la fin,
quand jeanne termine avec caleb ? je la voyais plus avec le blond je trouve que... c'était trop prévisible leur couple.

un petit sourire de sale gosse vient (malicieux) se positionner
on met un bouquet dans un vase aussi, pas dans un pot.
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Dim 9 Avr - 21:46
elle connait finalement. il aurait dû s'en douter, et c'est d'autant plus drôle sachant qu'il l'a comparé plus tôt avec une de ses personnages. il décide toutefois d'ignorer la remarque de la jeune femme. c'est probablement vrai, ce n'est pas tous les jours qu'il garde les fleurs qu'on lui offre après tout, mais c'est justement assez rare pour qu'il n'accorde pas d'importance à ce détail. le simple fait d'avoir accepté de les conserver lui suffit.

mais isaac hoche alors la tête, plutôt concentré sur son sujet de prédilection «c'était prévisible, mais j'ai jugé bon de les mettre ensemble parce qu'ils s'attiraient psychologiquement. caleb avait ce côté lumineux que jeanne recherchait et c'était aussi une occasion pour lui de réfléchir. je veux dire, il était toujours content et souriant mais il avait aussi beaucoup de doutes. dans le genre dépressif inavoué. la côtoyer lui a permis de se rendre compte du sérieux de ses sentiments et c'est d'ailleurs pour ça qu'il est véritablement tombé amoureux d'elle» il bouge les mains pris dans son explication «dean avait une personnalité plus proche de celle de jeanne, mais en même temps ils s'attiraient vers le fond principalement à cause de cette similarité. je me suis dis que pour contraster avec la fin peu heureuse du roman, le couple principal avait besoin d'une once de positif».

il fait les yeux ronds. le garçon ne sait pas si il doit être content ou méfiant du fait que sa partenaire ait lu ses ouvrages, mais il a envie d'en savoir plus. il ajoute un «tu en as lu d'autres ?» avec une pointe d'interrogation dans son regard.
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